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«Ce ne sera pas mon dernier combat» -Lucian Bute

Agence QMI / Mathieu Boulay 

Publié | Mis à jour

Lucian Bute est catégorique: Eleider Alvarez a besoin de se lever de bonne heure s’il souhaite mettre fin à sa carrière lors de la soirée du 24 février.

L’ancien champion du monde a répondu, vendredi, aux propos tenus par son adversaire la veille.

Voyez le reportage de Nancy Audet dans la vidéo ci-dessus.

«Je sais qu’il a accepté ce combat en raison de l’argent et de la popularité qu’il pourra en retirer, a souligné Bute (32-3-1, 25 K.-O.) après son entraînement public. Par contre, ce n’est pas lui qui va décider quand je vais tirer un trait sur ma carrière.»

Le protégé des frères Grant n’a pas été impressionné non plus par la prédiction d’Alvarez qui veut l’envoyer au pays des rêves.

«Dans le passé, certains de mes adversaires ont prédit cela avant de m’affronter et ce n’est pas arrivé, a-t-il ajouté. Ça me surprendrait qu’il puisse le faire.»

Bute est convaincu que les déclarations d’Alvarez ne reflètent pas ce qu’il pense vraiment.

«Je crois que c’est son entourage qui lui a fait croire ce type de choses, a expliqué le gaucher. Ses entraîneurs pensent qu’il pourra rentrer dans ma tête, mais ça ne fonctionnera pas.»

Revenir en force chez les 175 lb

Lors de sa première présence chez les mi-lourds, Bute n’avait pas bien paru en s’inclinant par décision unanime contre Jean Pascal. Il veut tout faire pour ne pas que l’histoire se répète contre Alvarez.

«Ça n’avait pas bien été, a admis le Montréalais d’origine roumaine. Je revenais de ma défaite contre Carl Froch et je n’étais pas bien psychologiquement.

«Depuis cette soirée difficile, j’ai disputé deux combats de championnat du monde serrés contre Badou Jack et James DeGale. Je peux dire que ma confiance est revenue.»

Le pugiliste, qui aura 37 ans à la fin du mois, sait qu’il aura un client de taille en Eleider Alvarez qui sera plus lourd que lui lorsqu’ils monteront ensemble sur le ring.

«Je le respecte beaucoup. Il a un bon jab et il a eu une belle carrière chez les amateurs. Étant donné qu’il est un bon technicien, je m’attends à une partie d’échecs avec lui surtout pendant les premiers rounds. La distance sera importante.»

Il croit que sa vitesse et son expérience dans les combats d’envergure lui permettront d’avoir le dernier mot sur Alvarez.

Où est Vada?

Comme on le sait, Bute et Alvarez font partie du programme antidopage du WBC qui est associé avec VADA (Voluntary Anti-Doping Association).

Cependant, à trois semaines du duel, aucun représentant de ce laboratoire n’a rendu visite aux deux Montréalais soit au gymnase ou à leur domicile respectif.

«Je suis disponible 24 heures sur 24 et sept jours sur sept pour des tests, a souligné Bute. Je m’attends à ce qu’ils viennent avant le combat.

«De toute façon, je sais que je suis propre.»

À l’exception de leur participation à ce programme, les deux boxeurs n’ont pas de clause contractuelle où ils sont obligés de passer des tests antidopage pendant leur camp d’entraînement.