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«La carrière de Bute est finie» - Alvarez

Agence QMI / Mathieu Boulay 

Publié | Mis à jour

Eleider Alvarez aura les destinées de sa carrière entre ses mains lorsqu’il montera sur le ring contre Lucian Bute dans quelques semaines au Centre Vidéotron.

C’est un duel que le Montréalais d’origine colombienne (21-0, 10 K.-O.) n’a pas le droit d’échapper s’il souhaite enfin obtenir son rendez-vous avec le champion WBC des mi-lourds, Adonis Stevenson.

Tous les détails avec notre reporter Frédérique Guay dans la vidéo ci-dessus.

Une défaite pourrait fortement contrecarrer ses projets d’avenir.

«C’est un combat très important pour moi, a souligné Eleider Alvarez lors de son entraînement public présenté jeudi au gym Rival. Je vais démontrer que je suis plus fort que Bute.

«Je vais tout donner pour défendre mon titre d’aspirant obligatoire et pour montrer à Bute que sa carrière est terminée. Son moment est passé et c’est à mon tour de l’avoir.»

On n’est pas habitués d’entendre des propos aussi incisifs de la part du protégé de GYM. Toutefois, on sent que le combat contre Bute (32-3-1, 25 K.-O.) vient le chercher dans ses tripes.

«Avec ce duel, j’aurai la chance de me faire connaître du grand public, a ajouté Alvarez. De plus, en collectant ma bourse la plus importante de ma carrière, ça me permettra d’avancer dans mes démarches pour amener ma femme Jessica et ma fille Ayda Allisa à Montréal.»

Meilleur sous pression

Selon plusieurs sites de paris, Alvarez a été établi comme le favori de ce duel chez les 175 lb.

«C’est bien beau de le voir sur papier et d’en entendre parler, mais je vais aussi le démontrer dans le ring», a ajouté le droitier avec conviction.

Ce ne sera pas la première fois qu’Alvarez fera face à une situation où la pression sera très élevée.

«Ça ne me fait pas peur, a-t-il souligné. J’ai déjà ressenti quelque chose de similaire avant de participer aux Jeux olympiques de Pékin (2008) où j’avais les espoirs de mon pays sur mes épaules.

«Le 24 février, je ne serai pas en quête d’une médaille, mais de crédibilité afin que ma carrière soit payante. Pour moi, ce sera aussi la chance d’écrire une autre page d’histoire de mon pays.»

Un camp coûteux

Alvarez n’a pas lésiné sur les moyens pour venir à bout de Bute. Il a investi une partie de sa bourse (25 000 $) pour embaucher des partenaires d’entraînement de qualité, mais aussi des spécialistes dans différents domaines.

«Quand un boxeur fait cela, ça m’en dit gros sur son désir de vaincre et sa détermination», a analysé son entraîneur Marc Ramsay.

D’ailleurs, son poulain a travaillé pour avoir le meilleur Lucian Bute devant lui.

«À ce que j’ai vu, il est plus confortable à courte distance, a précisé Alvarez. S’il veut employer la même stratégie avec moi, il va devoir le prix.»