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Cook surprend Butler au Centre Bell

Publié | Mis à jour

À VOIR | Le chaos après le combat Butler-Cook

Steven Butler est allé à la dure école contre Brandon Cook, samedi, au Centre Bell.

Le protégé d’Eye of the Tiger Management (18-1-1, 15 K.-O.) s’est incliné par knock-out dans les dernières secondes du septième round.

Par contre, on savait que ça s’en venait. Cook (18-0, 11 K.-O.) avait clairement dominé le sixième assaut et il avait réussi à ébranler le jeune Montréalais.

Malgré un bon septième round, Butler n’avait plus de puissance dans ses coups et il est devenu une cible facile pour ­l’Ontarien qui a ajouté le titre IBF nord-américain à sa collection.

Il possédait déjà la couronne WBA internationale.

Cependant, ça s’est mal terminé alors qu’un partisan a lancé un objet directement au visage de Cook dans les secondes après la fin du combat.

Kean: un adversaire coriace

Avant la finale, c’était Simon Kean (8-0, 7 K.-O.) qui avait la mission de réchauffer la foule.

Comme prévu, le Trifluvien a obtenu une excellente opposition contre le Californien Avery Gibson (8-6-4, 2 K.-O.). Après une domination presque complète, il a remporté une victoire par décision unanime des juges (80-72, deux fois, et 79-73).

Même s’il n’a pas réussi un huitième knock-out en autant de sorties, Kean a livré une bonne performance alors que son jab a été son arme de prédilection. Il a notamment ébranlé Gibson aux sixième et huitième rounds de ce combat assez ouvert.

«J’ai appris plusieurs choses ce soir», a affirmé Kean à sa sortie du ring.

Par contre, le poids lourd d’Eye of the Tiger Management a du pain sur la planche avant son prochain combat qui pourrait être aussitôt que le 11 mars en sous-carte du duel entre Curtis Stevens et David Lemieux aux États-Unis.

Il devra améliorer sa condition physique, alors qu’il a semblé manquer de souffle à plusieurs occasions dans les fins de round. De plus, il devra également peaufiner sa défensive pour éviter d’être une cible facile pour son opposant.

Cependant, ce ne sont pas des choses qui sont difficiles à corriger. Il suffit simplement un peu de volonté.

Retour réussi pour Ulysse fils

On avait hâte de voir si Yves Ulysse fils (12-0, 8 K.-O.) était bel et bien remis de son dernier duel où il avait visité le plancher.

Le Montréalais a bien fait les choses en l’emportant par décision unanime (trois cartes de 80-72) devant le Mexicain Jose Emilio Perea (24-8, 15 K.-O.)

«2016 est derrière moi et 2017 c’est mon année, a affirmé Ulysse fils à sa sortie du ring. C’était un combat important. J’ai appréhendé son premier coup de puissance, mais tout s’est bien déroulé.»

Victoires expéditives

Avant les combats principaux, on a vu toute l’étendue du potentiel des protégés de Stéphan Larouche, Ablai Khussainov (5-0, 4 K.-O.) et Batyr Jukembayev (8-0, 7 K.-O.).

Dans un premier temps, Khussainov a bien géré son combat contre le Mexicain Oscar Meji (8-2-1, 3 K.-O.) avant de voir l’arbitre Alain Villeneuve mettre fin au combat de façon prématurée selon plusieurs observateurs. D’ailleurs, la foule a fait savoir son mécontentement, mais ­Villeneuve a sûrement vu que Rangel n’était plus en mesure de riposter à la mitraille de coups du Montréalais d’adoption.

Pour ce qui est de Jukembayev, il n’a fait qu’une bouchée de David Rangel (12-5, 8 K.-O.) en le battant par knock-out dès le premier assaut.

Le Kazakh semble confortable chez les professionnels et de très belles choses viendront pour lui. La puissance et l’efficacité pourraient lui permettre d’aspirer à une carrière intéressante.

Dans les autres duels de la soirée, il faut souligner les victoires de Ayaz ­Hussain (12-1, 10 K.-O.) par knock-out technique et de Mathieu Germain (9-0, 5 K.-O.) par décision unanime.