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Boxe

Un premier vrai test pour Simon Kean

Agence QMI / Mathieu Boulay

Publié | Mis à jour

Après les sept premiers combats de Simon Kean chez les professionnels, on ne connait pas encore l’étendue de son potentiel. Cependant, on pourrait en avoir une meilleure idée samedi alors qu’il affronte l’Américain Avery Gibson.

Quand on consulte la feuille de route du Californien (8-5-4, 2 K.-O.), on constate qu’il donne toujours du fil à retordre à ses adversaires. Le plus important, c’est qu’il n’a jamais perdu par knock-out depuis le début de sa carrière.

Puis, selon certains observateurs, sa fiche n’est pas représentative de ses habiletés dans le ring. Et Kean en est bien conscient.

«Je sais qu’il est coriace, a affirmé Kean (7-0, 7 K.-O.). C’est un dur, mais je vais prouver que je le suis encore plus que lui.»

«Nous sommes deux gars qui monteront sur le ring pour gagner. Je ne sais pas si je vais l’éteindre dès le premier round, mais je suis confiant de sortir gagnant du combat.»

Une réconciliation

Pour ce duel qui aura des allures de baromètre pour sa carrière, Kean comptera sur le retour de son entraîneur Jimmy Boisvert dans son coin.

Les deux hommes se sont réconciliés durant la période des Fêtes après une séparation d’un an.

«Il a recommencé à s’entraîner à mon gymnase pendant ces deux semaines-là, a raconté Boisvert. Puis, on a eu une bonne discussion avec Mike Moffa qui s’occupait de lui depuis le début de sa carrière.»

Le Trifluvien connait Kean sur le bout de ses doigts puisqu’il l’a dirigé pendant une dizaine d’années. Selon lui, on pourrait voir le vrai visage de son poulain contre Gibson samedi.

«Je m’attends à ce que les gens apprécient ses qualités de boxeur, a ajouté Boisvert. Simon n’est pas juste un gros cogneur, mais aussi un gars qui a de belles habiletés athlétiques.»

Gibson n’a pas de complexe

Du côté d’Avery Gibson, il croit qu’il a les qualités pour rivaliser avec le Québécois et même de le vaincre dans ce duel de huit assauts.

«Je veux l’amener vers l’inconnu. Il n’a jamais fait plus de cinq rounds avec ses adversaires, a déclaré Gibson. J’aimerais bien voir sa réaction lorsqu’on arrivera dans les rounds 6, 7 et 8.

«Je me suis déjà retrouvé dans ce type de situation avec d’excellents boxeurs, mais pas lui. Par contre, je m’attends à un combat difficile jusqu’à la fin.»

Le boxeur, qui doit se débrouiller sans la présence d’un promoteur ou d’un gérant, en sera à son troisième combat au Québec dans les huit derniers mois.

Lors de ses deux premiers séjours, il avait vaincu Didier Bence par décision unanime avant de se contenter d’un verdict nul contre Éric Martel-Bahoeli.

«J’aime venir au Québec parce que les promoteurs me donnent des opportunités intéressantes, mais aussi parce que c’est plus facile de sécuriser un combat ici qu’aux États-Unis», a précisé Gibson.

Si tout se déroule bien, Kean a de bonnes chances de disputer son premier combat aux États-Unis en sous-carte de la finale entre David Lemieux et Curtis Stevens. Par la suite, il pourrait se produire dans un gala extérieur à l’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières, le 16 juin.