Crédit : Daniel Mallard/Agence QMI

Boxe

Martel-Bahoéli se battra pour un titre mondial

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Éric Martel-Bahoéli aura une raison de plus d’être bien préparé pour son combat du 24 février devant ses partisans au Centre Vidéotron alors qu’il se battra pour un titre mondial, une occasion inespérée pour le boxeur de Québec qui roule sa bosse chez les professionnels depuis près d’une dizaine d’années.

À 35 ans, Martel-Bahoéli (11-6-1, 7 K.-O.) tentera de mettre la main sur la ceinture des poids lourds de la World Boxing Union (WBU), un titre actuellement vacant, contre Adam Braidwood (6-1, 5 K.-O.), un ancien ailier défensif des Eskimos d’Edmonton qui a eu des ennuis avec la justice dans le passé. Fondée en 1995, la WBU est moins reconnue que les quatre grandes organisations que sont la WBA, WBC, IBF et WBO.

«Je suis béni. Je n’ai pas d’autres mots! J’ai toujours dit qu’il n’y a pas de hasard dans la vie et j’en ai la preuve. Tout ce que je fais, auprès des jeunes, je le fais le plus sincèrement. C’est à moi de saisir l’opportunité. À travers tout ce que j’ai fait, je n’ai jamais eu de promoteur.

«Peu importe ce que vont en penser les gens, pour moi, c’est un accomplissement personnel. Ça demeure un titre mondial! [Si je gagne], je vais pouvoir rouler ensuite avec cette ceinture. À partir de ce moment, je ne pense plus à rien d’autre que la boxe et je vais mettre toutes les chances de mon côté», a souligné celui qui est agent d’intervention au Centre jeunesse de Québec.

Motivation naturelle

Avec une ceinture à l’enjeu et un adversaire devant lui ayant été reconnu coupable d’agression sexuelle et de séquestration il y a quelques années, Martel-Bahoéli n’aura pas à puiser trop loin en dedans de lui pour trouver une motivation pour ce combat prévu pour 10 rounds.

«J’ai plus d’expérience que mon adversaire. Je sais qu’il voudra me knocker, me faire mal. Je ne tenais pas à me battre contre quelqu’un que je connaissais. Je voulais un gars que je pourrais haïr et avec lui, ce ne sera pas trop dur», a martelé le protégé de l’entraîneur François Duguay.

Martel-Bahoéli n’a pas savouré la victoire depuis le 23 mars 2015, lui dont les deux dernières sorties se sont soldées par un verdict nul et une défaite par décision unanime.

Demi-finale

Il s’agira de la demi-finale de la carte mettant en vedette Lucian Bute et Eleider Alvarez dont le vainqueur deviendra l’aspirant obligatoire à Adonis Stevenson pour la ceinture WBC des mi-lourds. «C’est une dose de motivation et je m’en vais là pour gagner.»