Crédit : Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal

LNH

Ovechkin dans un groupe sélect

Ovechkin dans un groupe sélect

Louis Jean

Publié 11 janvier
Mis à jour 11 janvier

Alexander Ovechkin est devenu ce soir devant ses partisans au Verizon Center de Washington le deuxième joueur actif le plus rapide à récolter 1000 points, derrière le légendaire Jaromir Jagr.

Il devient aussi seulement le quatrième Russe à atteindre ce prestigieux plateau.

Pourtant, on dirait que depuis plusieurs années, on entend beaucoup plus de choses négatives que positives à son sujet : «Il n'a jamais gagné de Coupe Stanley.» «Il n'est pas un vrai leader.» «Il ne performe pas bien sous pression.» «Tout ce qui l'intéresse, ce sont les honneurs individuels.», etc.

Bien franchement, je trouve ça dommage puisque plutôt qu’admirer le joueur et ses prouesses, on cherche des «bibittes.»

On cite souvent l'impact de Sidney Crosby sur la LNH et le fait qu'il ait sauvé les Penguins de Pittsburgh.

Ce qu'on oublie, c’est que sans l'arrivée d'Ovechkin en 2004, les Capitals auraient probablement déménagé!

À l'instar de Crosby, Ovechkin a aussi marqué la Ligue nationale à sa façon. Il est arrivé en Amérique du Nord avec un anglais très, très rudimentaire. Mais son sourire marquant et surtout sa passion ont su captiver les partisans.

Sa joie de vivre et son amour pour son sport étaient indéniables. Onze ans plus tard, à part une chevelure grisonnante, rien n'a changé : Ovechkin est tout aussi passionné. Il marque encore des buts à un rythme infernal et célèbre chacun comme si c'était son dernier.

Ce qui est remarquable est que malgré ses 31 ans, il continue de préconiser un style de jeu physique que très peu de super vedettes ont pu pratiquer dans l'histoire de la LNH.  Ceux qui l'ont fait ont eu de la misère à demeurer en santé ou le temps les a rapidement rattrapés.

Pas Ovechkin! Il joue à fond de train tout le temps. Tous les soirs. Il est excitant. Il vaut à lui seul le prix d'admission. Même si les Capitals n'ont pas encore gagné la Coupe Stanley depuis l'arrivée du «tank» russe, ils ont été l'une des équipes la plus redoutables, année après année.

Contrairement à d'autres, Ovechkin ne s'est jamais défilé lorsque les partisans le réclamaient au match des étoiles. Il est proche des partisans. Il redonne à la communauté. Il s'implique dans de nombreuses causes caritatives et c'est soudainement devenu «cool» de jouer au hockey dans la grande région de Washington en grande partie en raison d'«Alex The Great».

Je ne sais vraiment pas si Ovechkin remportera un jour la Coupe Stanley, mais je lui souhaite.  J'aimerais le voir soulever la coupe cette année pour faire taire ses détracteurs mais surtout parce qu'il le mérite.

Peu importe, à mes yeux, Ovechkin est un gagnant. Il est déjà l'un des plus grands joueurs de l'histoire de la Ligue nationale et même s'il ne récoltait plus un seul point d'ici la fin de sa carrière, il a sa place au Temple de la renommée.

J'ignore pour combien de temps il jouera encore alors je ne rate jamais une chance de le voir jouer. Particulièrement quand il a la chance d'écrire une page d'histoire, comme ce soir.