Boxe

Beterbiev-Prieto : pas de place pour la dentelle

Beterbiev-Prieto : pas de place pour la dentelle

Bernard Barré

Publié 19 décembre 2016
Mis à jour 19 décembre 2016

Vendredi soir, le 23 décembre, dans le ring du Casino du Lac-Leamy, deux taureaux sauvages seront lâchés.

Artur Beterbiev (10-0-0, 10 K.-O.), considéré par la majorité des fins connaisseurs comme la relève de la division, et Isidro Ranoni Prieto  (26-1-3, 22 K.-O.), un Argentin qui a laissé une très bonne impression lors de son duel contre Eleider Alvarez au mois d’août 2015. Un choc de titans est à prévoir puisque ce sont deux forces de la nature.

Beterbiev, double olympien et ex-champion du monde amateur, est arrivé au Québec en 2013 pour débuter sa carrière professionnelle. Je me souviens d’une courte discussion à son sujet avec son actuel entraîneur, Marc Ramsay, dans les gradins du championnat du monde amateur à Chicago en 2007. Courte parce que nous n’avions pas ce qu’il fallait pour attirer ce genre de boxeur chez nous à ce moment- là. 

Je bavais d’envie lors des deux Jeux olympiques suivants en analysant ses combats pour la télévision. Yvon Michel ayant fait le travail, nous pouvons être fiers d’avoir un tel athlète ici, à Montréal.  Intégration réussie pour celui qui est de plus en plus près de ses fans.

Maintenant dans le top trois de toutes les associations, le champion nord-américain devrait obtenir son premier combat de championnat du monde en 2017, à notre plus grand plaisir!

Boxeur très physique, il ne laisse personne indifférent. Sa victoire rapide par K.-O. en championnat nord-américain contre l’ancien champion du monde Tavoris Cloud à son sixième combat a lancé un message très clair sur la scène internationale : «Enlevez-vous de mon chemin».

Prieto a du Oscar Bonavena dans le nez, un compatriote chez les lourds, ex-aspirant mondial du temps de Muhammad Ali.  La devise de l’Argentin est  «Marche ou crève ». Contre Beterbiev, pas certain que c’est une bonne idée.  Combat court assurément où il n’y aura pas de cadeau de Noël. Les juges seront d’aucune utilité. Ayoye, ça va faire mal!

Jean Pascal : une marche dans le parc

Trop fort,  trop gros, trop expérimenté, trop tout finalement! Les carottes étaient cuites pour Ramallo qui s’est fait ramasser. La bonne nouvelle, Jean Pascal passera les Fêtes dans le gymnase avec son entraîneur Stephan Larouche et sera probablement de retour le 28 janvier.

Le combat de trop pour Hopkins

C’était inévitable, un jour Bernard Hopkins se lèverait de son lit et il serait vieux. Eh bien, c’est arrivé samedi dernier, quand il s’est fait sortir du ring par un gros mi-lourd. Un autre grand champion qui a étiré un élastique jusqu’à ce qu’il pète! On a assisté à la triste fin d’un superbe athlète. Finalement, il n’était pas un extra-terrestre.

Povetkin-Stiverne : le fiasco de l’année

Un combat de championnat du monde intérimaire WBC des poids lourds, annulé à la dernière minute, pour ne pas dire dernière seconde, après un test de dopage positif.  Le deuxième de Povetkin cette année.  Que dire de plus que, bravo champion! En dérision.

Le Québécois Bermane Stiverne, quant à lui, souhaite fortement que l’organisme lui cède le titre. À suivre...