Boxe

Prieto est venu pour gagner

Agence QMI / Tommy Thurber

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Peu de boxeurs acceptent d’affronter Artur Beterbiev, et pourtant, Isidro Ranoni Prieto l’a fait. La récompense pourrait être à la hauteur du risque pour le Paraguayen, s’il sort victorieux du duel prévu vendredi, à Gatineau.

Advenant une victoire contre Beterbiev (10-0-0, 10 K.-O.), les portes pourraient s’ouvrir rapidement pour Prieto (26-1-3, 22 K.-O.), qui possède une solide réputation de cogneur en Amérique du Sud.

«Nous avons un plan, a déclaré son gérant Sergio Rodriguez, dimanche, lors d’un entraînement public, à Montréal. Nous nous sommes entraînés pendant quatre mois, les deux derniers aux États-Unis. Nous avons ajouté un entraîneur d’expérience à notre groupe. Nous prenons cette opportunité au sérieux.»

«Tous les boxeurs veulent des combats de championnat. Nous serons prêts pour toutes les opportunités, advenant une victoire.»

Peur de rien

Il s’agit d’une deuxième visite pour le pugiliste au Canada. Son premier séjour remonte au mois d’août 2015, lorsqu’il s’était incliné par décision unanime face à Eleider Alvarez (21-0-0, 19 K.-O.). Ce faux pas représente jusqu’à ce jour sa seule défaite en carrière.

Quoi qu’il en soit, Prieto n’a pas froid aux yeux. Son entraîneur Daniel Soto croit en lui, insistant sur le fait qu’il laissera tout sur le ring.

«J’avais mes doutes lorsque j’ai commencé à travailler avec Prieto, a commencé par dire Soto. Mais il a faim. Il a très faim. Il a vécu de mauvais moments, et ce combat, c’est ce qu’il a attendu toute sa vie. Il est un guerrier, il n’a pas peur d’échanger et d’aller à la guerre.»

Son gérant a par ailleurs abondé dans le même sens. «Il est un "guerrero", a-t-il dit. Ce que vous avez vu contre Alvarez en 2015, c’est ce que vous aurez [contre Beterbiev]. Je crois que ce sera un bon combat.»

«Nous croyons que nous avons de bonnes chances de l’emporter. Beterbiev a un style différent d’Alvarez et il n’a jamais affronté de cogneur comme Prieto.»

Beterbiev bien préparé

Marc Ramsay, l’entraîneur de Beterbiev, connaît bien Prieto. Il l’a déjà vu à l’œuvre lorsque son poulain Alvarez l’a affronté.

«Je connais le combattant, a affirmé Ramsay. Mais je dois l’affronter avec un individu totalement différent d’Alvarez. C’est une toute nouvelle approche.»

«Il faut bien contrôler l’action. Si on a une occasion de sortir le boxeur, on va le faire. Habituellement, quand [Beterbiev] met son adversaire dans le pétrin, il a un talent pour monter son niveau d’un cran.»

Les deux adversaires seront en tête d’affiche le 23 décembre prochain, dans le gala présenté au Casino du Lac-Leamy. Le titre de la North American Boxing Association (NABA) des mi-lourds sera en jeu.