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Tennis

Des parents au grand coeur

Publié | Mis à jour

Aleksandra Wozniak ne remerciera jamais assez ses parents pour sa carrière sur la scène internationale. Papa Antoni se retrouve d’ailleurs à ses côtés cette semaine, comme entraîneur, dans le cadre de la Coupe Banque Nationale.

La Québécoise sera de la soirée d’ouverture sur le court central du PEPS de l’Université Laval, lundi soir. Elle sera opposée à l’Américaine Jessica Pegula. Ce sera sa première apparition dans le tableau principal de l’événement en trois ans.

«C’est une fille qui frappe très fort et à plat. Je m’habitue de plus en plus à la surface rapide et il faudra que je sois prête, a lancé Wozniak à la veille du duel. C’est une fille qui peut être très régulière dans ses frappes lourdes, comme il y a des journées où elle peut en manquer plus. Je devrai me concentrer sur la stratégie que j’établirai avec mon entraîneur.»

Des gènes familiaux

Wozniak vient tout juste de célébrer son 29e anniversaire. Ancienne 21e raquette mondiale, la Blainvilloise commence à peine à voir la lumière au bout du tunnel après une longue réadaptation à la suite d’une opération à l’épaule droite en septembre 2014.
Revenue au jeu au mois d’août suivant, la joueuse aux origines polonaises s’est servie de l’actuel calendrier pour sortir la tête de l’eau. Sa remontée au classement, où elle figure actuellement au 379e rang, en fait foi. La ténacité dont elle fait preuve pour renouer avec l’élite, elle la doit à ses parents, qui n’ont ménagé aucun effort pour réaliser le rêve de leur fille, même si leurs moyens financiers étaient limités.

«Mon père m’emmenait toujours au tournoi à Montréal. J’étais une petite fille qui rêvait de jouer au tennis professionnel. Mes parents m’ont toujours encouragée vers ce rêve-là. Je ne sais pas comment les morceaux du casse-tête se sont mis ensemble, mais ça s’est réalisé. Ils ont travaillé fort en faisant beaucoup d’heures supplémentaires au travail», s’est-elle rappelé.

Tennis hivernal

L’adhésion à un club pour jouer à l’intérieur étant trop chère, le paternel usait de créativité pour que la jeune Wozniak continue de frapper la balle même après les premiers flocons de neige.

«Ils ne m’ont jamais dit que c’était trop cher, qu’ils n’avaient pas l’argent, mais nous n’étions pas riches. L’hiver, on allait à Blainville, mon père déneigeait les terrains et on mettait un vieux filet de volleyball. C’était quelque chose! Je m’habillais avec des mitaines pour jouer.

Ça m’a donné du caractère et tu en as besoin. Le caractère t’aide à accomplir des choses dans la vie», a souligné Wozniak, qui a également été influencée par sa sœur aînée Dorota, ancienne joueuse de la NCAA et championne canadienne.

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« Ce tournoi, c’est comme une famille »

Québec est souvent mentionné parmi les lieux prisés des joueuses sur le circuit de la WTA. Aleksandra Wozniak est plus excitée que jamais de revenir mettre les pieds là où elle a atteint les demi-finales en 2008 et 2009. Il s’agit de sa 12e participation au tournoi.

«Je suis dans un bon esprit présentement, surtout quand on est à Québec, on ne peut pas ne pas l’être, a exprimé la Québécoise, le sourire aux lèvres. Je suis toujours bien heureuse d’être ici. Ce tournoi, c’est comme une famille.»

L’athlète de Blainville ne cache pas son souhait de redevenir la joueuse dominante qu’elle était lorsqu’elle s’est classée au 21e rang, en juin 2009, maintenant que tous les bobos sont chose du passé. Elle espère percer de nouveau les 50 premières positions d’ici un an.

Long processus

«En tant qu’athlète, tu veux toujours accélérer le processus. Mais après ma chirurgie, je n’avais pas le choix d’y aller étape par étape. Il n’y avait pas de raccourci possible. Je dois être patiente, mais, au moins, je ne suis plus 1400e!» a rigolé Wozniak.

«C’était dur mentalement. C’est une grande pente à remonter, de recommencer tout à zéro: nouvelle épaule, la confiance, le jeu et l’anticipation. Ça va mieux, mais je dois gagner des matchs pour continuer de monter [au classement].»

Davis passe

Première favorite des qualifications, l’Américaine Lauren Davis a accédé au tableau principal après une victoire de 6-1, 6-3 aux dépens de Mayo Hibi, du Japon.

Ses compatriotes Jamie Loeb et Danielle Lao, de même que les Tchèques Barbora Krejcikova et Tereza Martincova, et la Française Amandine Hesse, se sont elles aussi qualifiées pour le grand rendez-vous.

Ysaline Bonaventure, de la Belgique, et Samantha Crawford, des États-Unis, briseront la glace à 11 h, en lever de rideau du tableau principal sur le central. L’Ontarienne Carol Zhao jouera le match suivant contre Davis.