Crédit : Jocelyn Malette

Tennis

Les bons souvenirs de Marie-Ève Pelletier

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La Coupe Rogers est encore synonyme d’émotions fortes pour Marie-Ève Pelletier, même si l’ancienne joueuse a annoncé officiellement sa retraite il y a plus de trois ans.

Ce n’est pas de la nostalgie. Que de bons souvenirs, assure-t-elle sans aucun regret.

«Quand la Coupe Rogers approche, ça me fait toujours quelque chose, a raconté la jeune retraitée. J’ai toujours adoré la compétition. Lorsque j’assiste au tournoi comme spectatrice, j’en oublie complètement à quel point c’est difficile comme vie, au fond.»

Pelletier a disputé 15 fois le tournoi. En 1998, elle participait aux qualifications lorsqu’elle n’avait que 15 ans. C’est aussi à Montréal qu’elle a pris part à l’un des derniers tournois professionnels de sa carrière, en 2012.

Une opportunité

Même si elle a longtemps été l’une des rares Québécoises en action, Pelletier assure n’avoir subi aucune pression à Montréal. Jamais classée au-delà du 106e échelon, elle ne figurait pas parmi les favorites de l’événement.

Au final, la seule pression qu’elle ressentait était celle qu’elle s’imposait.

«Les premiers temps, je voulais bien performer. J’avais l’opportunité d’avoir un laissez-passer pour le grand tableau, alors je me disais que je devais engranger des points afin d’améliorer mon classement», a-t-elle mentionné.

Mais c’était souvent compliqué pour une joueuse qui a disputé la majeure partie de sa carrière sur le circuit Challenger, dans l’antichambre de la WTA.

«Les matchs étaient rarement faciles. J’affrontais des filles classées top 10, top 20, top 30. (...) Malgré cela, j’entrais toujours sur le terrain en croyant en mes chances. Sinon, ça ne sert à rien de te présenter», a souligné Pelletier.

Li Na, mais aussi Conchita

Avec le temps, cette pression a fait place au plaisir pur et simple. Malgré les rangs au classement qui la séparaient des autres joueuses, l’athlète de Repentigny a vécu de grands moments à la Coupe Rogers.

Pelletier chérit particulièrement sa victoire au premier tour à Montréal, en 2006. Elle avait alors battu Li Na, 20e mondiale, mais qui allait un jour occuper le deuxième rang et remporter des titres du Grand Chelem. Elle devenait la première Québécoise en 22 ans à gagner un match dans le grand tableau de la Coupe Rogers.

«C’était un moment très spécial pour moi, une belle récompense parce que je souffrais d’une blessure à la cheville et que je n’avais presque pas joué de la saison», a rappelé Pelletier.

Ce n’est toutefois pas le premier souvenir qui lui vient en tête quand il est question du tournoi.

«Je me rappelle ma deuxième participation, c’était à Toronto. En double, je m’étais rendue en ronde des 16 [avec sa partenaire Magdalena Grybowska] et on avait battu Conchita Martinez, qui était cinquième mondiale», s’est-elle remémoré.

Autre rencontre mémorable

Hors du terrain, Pelletier se souvient bien de 2010. Cette année-là, il y avait un certain Pascal Leclaire dans les estrades du stade Uniprix. La joueuse de tennis et le gardien de but allaient se marier quatre ans plus tard.

«À ce moment, nous étions seulement amis et il était venu assister à mon match. Les choses sont devenues plus sérieuses entre nous peu après, a-t-elle souri. Mais c’est un autre très beau souvenir du tournoi.»

Jamais loin du tennis

Maintenant mariée et maman d’une petite fille de 1 an, Marie-Ève Pelletier reste tout de même près du sport qui a constitué la plus grande partie de sa vie.

La semaine prochaine, l’ancienne joueuse sera analyste pour la chaîne TVA Sports dans le cadre de la Coupe Rogers. Elle occupe ce rôle quelques fois par année, souvent en remplacement de Valérie Tétreault.

«C’est un peu arrivé comme ça, par hasard, a-t-elle raconté au sujet de sa nouvelle carrière. Quand j’en ai eu fini avec le tennis professionnel, je ne savais pas du tout ce que je ferais par la suite.»

Pelletier a aussi analysé des matchs de tennis pour le Réseau des sports par le passé. Rapidement, elle a eu la piqûre de la télévision.

«C’est complètement différent de l'époque où je me retrouvais sur le terrain, a-t-elle mentionné. Tout paraît beaucoup plus évident quand on est de ce côté de la caméra, alors que sur le court, les décisions ne sont pas toujours aussi faciles à prendre!»

Bien sûr, cette transition ne s’est pas faite sans une période d’adaptation.

«Plus j’en fais, plus je me sens à l’aise. Le tennis est un sport particulier. Il faut éviter de parler entre les points. Il faut donc développer son sens du "timing", savoir quand parler et quand ne pas parler.»

Fini les voyages

L’après-carrière de Pelletier ne se résume pas à la télévision. La Québécoise ne s’est pas trop éloignée des courts, elle qui s’implique auprès des jeunes joueuses canadiennes. Peu de temps après sa retraite, elle entraînait les filles de 14 ans et moins au Centre national, à Montréal.

Elle a toutefois mis ces activités sur pause peu avant la naissance de sa fille.

«Pour l’instant, je n’ai pas envie de voyager 20 semaines par année, a expliqué Pelletier. Sûrement que je reprendrai le "coaching" de haut niveau quand je serai plus vieille. J’adorais ça. J’adore la compétition, tout simplement.»