Crédit : © José Boily

Plein air

Elles nous ont déjà quittés

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Après plus d’un mois passé au Québec durant sa halte migratoire, la grande Oie des Neiges nous a quittés pour le Nord, son aire de nidification. 

Les chasseurs venus à la rencontre de l’oiseau quasi maculé sur les terres agricoles le long du St-Laurent auront pu exercer leur passion tout en gardant en tête que chaque volatile prélevé aura été un coup de pouce pour l’espèce ciblée.

En fait, la chasse printanière se veut un prétexte pour tenter de freiner l’augmentation de la population d’oies blanches survolant notre province deux fois par année. La destruction de l’aire nordique de reproduction et le pillage des récoltes le long de notre grand fleuve sont liés directement à la «surprésence»  du palmipède.

Le fruit de cette chasse aura été en premier lieu une venaison d’exception, mais lorsqu’on y regarde à deux fois, l’image du chasseur aura su se rehausser à travers cette activité printanière où la prédation aura aussi été vue, de façon juste,  comme un outil de gestion faunique!