Coupe Memorial 2016

«Il est temps de se réveiller!» - Bouchard

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Les Huskies de Rouyn-Noranda ont obtenu congé de glace lundi à la veille de leur important rendez-vous avec les Knights de London.

Malgré une fiche de 1-1 qui les assure, au minimum, d’une invitation au match de bris d’égalité, les champions de la Ligue de hockey junior majeur du Québec devront vaincre leurs homologues de l’Ontario pour éviter de prendre le chemin le plus long vers la finale.

À leurs deux premiers matchs du tournoi, les représentants de l’Abitibi ont cependant travaillé à temps partiel. Cet horaire allégé n’offre pas une garantie de succès à la finale canadienne.

«On a joué environ trois périodes sur six!» a corroboré l’entraineur-chef des Huskies, Gilles Bouchard.

«Nous ne sommes pas satisfaits. Il est temps de se réveiller! On doit jouer avec le couteau entre les dents comme nous l’avions fait au cinquième match de la finale contre Shawinigan.

«Toutefois, la panique ne s’est pas installée parmi les troupes. Nous sommes confiants, car toutes les fois que nous avons perdu un match cette saison, nous avons rebondi avec force. Par contre, soyons conscients que nous n’avons pas joué notre meilleur hockey depuis le début du tournoi.»

Défensive perméable

Le front défensif de la «Meute» a été très perméable jusqu’à présent sur la patinoire du Centrium. Le gardien Chase Marchand a reçu 79 rondelles et il a dû multiplier les acrobaties pour limiter les dégâts. Face aux Knights, pareille générosité pourrait être fatale.

«Je ne crois pas que nous avons été surpris par le style de jeu de nos adversaires, mais nous devrons limiter le nombre de lancers [et les chances de compter]», a admis le natif de Rouyn-Noranda Jacob Neveu.

«Les problèmes ne se situent pas seulement à la défensive, ils sont collectifs», a plaidé le défenseur Jérémy Lauzon.

«On ne joue pas pendant 60 minutes. Nous avons eu de bons flashs, mais nous ne sommes pas constants. Repartons à neuf et retrouvons notre confiance.»

Jeu robuste

Les deux formations de la WHL ont démontré qu’elles aimaient frotter des épaules, même quand le porteur de la rondelle s’est débarrassé de l’objet. «Je suis habitué de jouer du hockey physique, a enchainé Jérémy Lauzon. Ça me donne un "boost" quand je suis frappé par l’adversaire. Certes, notre équipe possède beaucoup de vitesse, mais nous terminons aussi nos mises en échec», ajoute-t-il, rejetant toute insinuation d’intimidation au sein de la troupe.

Les Huskies ont écopé de 14 pénalités mineures (certaines simultanées) à leurs deux premières prestations, dont neuf infractions dimanche soir.

«Nous avons été indisciplinés. Moi le premier quand j’ai pogné un deux minutes pour obstruction en sortant mon bras. La discipline sera l’un des éléments importants du prochain match. Nous n’avons même pas besoin d’un parler», a ajouté Lauzon.

Greer: un joueur ciblé?

Habile à déconcentrer l’adversaire quand il souffle dans le cou du gardien ou qu’il estampe un rival contre la rampe, A.J. Greer a goûté à sa médecine contre Red Deer. À l’évidence, les arbitres l’ont à œil.

«A.J. est sous haute surveillance depuis la finale contre Shawinigan, a convenu Bouchard. C’est un gars qui se sent bien à sa place devant le filet adverse. Parfois, il dérange. Des plaintes ont peut-être été déposées contre lui depuis le début des séries et elles se sont accumulées sur le bureau du département de l’arbitrage. Il devra faire attention un petit peu!»

Sans négliger ses atouts, s’empresse-t-il d’ajouter.

«A.J. est toutefois un joueur d’impact. Il veut faire la différence et il a toujours le feu dans les yeux»