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«Je ne voulais pas aller dans les mineures!» -Cournoyer

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Lorsqu’il est question de gagner la coupe Stanley, Yvan Cournoyer est sans contredit l’une des plus belles références en la matière.

Voyez ses commentaires dans la vidéo, ci-dessus.

L’ancien capitaine des Canadiens de Montréal a brandi pas moins de 10 fois le prestigieux trophée au bout de ses bras, dont quatre lorsqu’il arborait le «C» sur la Sainte-Flannelle.

«Ma première coupe Stanley, j’avais 20 ans [NDLR : M. Cournoyer était âgé 21 ans en 1964-1965]», a raconté le «Road Runner», jeudi, à TVA Sports.

À l’époque où il arborait le numéro 12 dans le giron du Tricolore, Cournoyer faisait partie d’un club sélect. Des vrais, qui refusaient de perdre, notamment dans les années 1970 lorsque le CH a remporté les honneurs cinq fois.

Il a fait sa place

«Les éliminatoires sont très difficiles à atteindre maintenant. Dans notre temps, comme le disait Toe Blake, ‘si on gagne le trophée Vezina, on va finir premier et on sera des séries’», a expliqué l’ancienne gloire sur le plateau de Destination Coupe Stanley.

Malgré un talent certain, Cournoyer ne l’a pas volé sa place. L’attaquant originaire de Drummondville dit avoir forcé la main aux Canadiens pour demeurer dans la formation.

«Je ne voulais pas aller dans les ligues mineures!», a-t-il lancé à la blague.

«J‘avais joué cinq parties comme joueur à l’essai [en 1963-1964] et j’avais compté quatre buts. L’année d’après, j'ai monté avec les Canadiens.»

Le leadership de Pacioretty

Si M. Cournoyer peut se vanter d’avoir vécu plusieurs faits d’armes pendant sa carrière de plus de 15 saisons avec le Bleu-Blanc-Rouge, l’actuel héritier du «C», Max Pacioretty, n’a toujours pas vécu une finale de la coupe Stanley depuis qu’il est dans la LNH.

Selon lui, le numéro 67 doit en faire plus pour passer son message dans le vestiaire.

«La différence, c’est l’exemple. Il faut peut-être faire quelque chose de différent lorsque ça va moins bien, comme capitaine. Il faut montrer qu’on en donne un peu plus sur la glace. Si on ne le fait pas, on ne peut pas parler dans la chambre.»

«Pour ma part, lorsqu’on perdait deux matchs de suite, j’organisais une rencontre avec les joueurs. On ne pouvait pas en échapper plus que deux!», a prévenu Cournoyer.

La volonté de gagner mise à exécution, les «Glorieux» entamaient leur été avec un défilé sur la rue Ste-Catherine, où plusieurs milliers de gens descendaient acclamer leurs héros.

«Sur la rue Ste-Catherine, on a été tellement choyés. Les gens nous soutenaient. Il fallait enlever nos montres et nos bagues parce qu’on se les faisait enlever! C’était valorisant!»

«Lorsqu’on ne gagnait pas la coupe Stanley, l’été était plus long.»