Crédit : Ben Pelosse/ Le Journal de Montreal

Impact

Condamné au Stade olympique?

Condamné au Stade olympique?

Fréderic Lord

Publié 07 avril 2016
Mis à jour 07 avril 2016

Depuis sa naissance ou presque, le Stade olympique de Montréal souffre d’une image de marque qui est mise à mal par le premier venu.

En résumé, le Stade a eu sa période «collusion, fraude et taxe sur la cigarette».

Ensuite, ce sont les Expos qui ont affublé le projet de Taillibert de tous les noms inimaginables, dont — pêchés mortels pour le sport professionnel depuis plus de 20 ans — celui de ne pas avoir assez de loges corporatives et de bling pour justifier une masse salariale gargantuesque.

Et dernièrement, l’Impact en remet une couche – malgré lui — avec la situation de Didier Drogba.

Certes, le «Big O», comme disent les amis anglophones, souffre des comparaisons.

Mais «batèche» dirait Miron, faut en r’venir.

Le destin de l’Impact – à moyen terme — est lié à cette infrastructure. Que dis-je? Les plus beaux moments de l’histoire du club y ont été vécus et personne n’a à redire à propos de la scène sur laquelle Cameron Porter a marqué son but d’anthologie.

Peu d’amateurs du XI montréalais se sont plaints de l’avantage que la surface a offert au bleu-blanc-noir durant le parcours en Ligue des champions.

Et, si on fait preuve d’un peu de perspicacité, c’est là que se jouerait une éventuelle finale de la Coupe MLS... advenant une qualification de l’Impact.

Bref, faudrait commencer à voir le verre – ou le Stade? — à moitié plein.

Prendre racine au propre comme au figuré

Avec le week-end de baseball que nous venons de passer, le désir de construire un stade au centre-ville est revenu bercer une partie des amateurs de sport montréalais.

Une bonne idée? Ce n’est pas à moi à le dire.

Mais un fait demeure, le Stade olympique est un équipement, un emblème incontournable pour la métropole québécoise.

Dans le rapport du comité-conseil mené par Lise Bissonnette et chargé de réfléchir sur l’avenir du quadrilatère olympique, déposé en décembre 2012, on soulignait que «le Parc olympique peut et doit devenir enfin un véritable Parc en symbiose avec le quartier qui l’a vu naître».

Depuis son arrivée dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, l’Impact a été une force importante pour (ré)animer les lieux.

En plus du Stade Saputo, la Caserne Letourneux est autant d’engagement que M. Saputo a pris envers la ville.

Le club a le pouvoir et la prestance pour être encore plus moteur pour cette partie de la ville de M. Coderre. Même les amateurs de baseball en conviendront...