Red Bull Crashed Ice

«Ça prend des couilles pour gagner»

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L'ex-champion du monde et favori du public représente toujours une menace Derek Wedge n’a rien perdu de sa verve et de son style en faisant l’impasse sur Québec à l’instar des autres ténors de la discipline l’an passé.

«Pour gagner, il va te falloir des couilles!»

Comblé d’être de retour dans la «Mecque du Crashed Ice» où il a savouré le titre mondial du circuit en 2013, le vétéran patineur aux longs cheveux tressés ne s’attend pas à une partie de plaisir pour ce grand retour dans la Vieille Capitale.

Qualité des athlètes oblige, la piste offre un niveau de difficulté jamais vue pour l’ouverture de la saison – qui se tient habituellement en janvier.

«Ce sont les plus téméraires qui vont passer. Si la glace devient meilleure, ce sera un peu moins la loterie, sinon, c’est clairement la loterie à certains moments. Il n’y a pas beaucoup de patinage, donc ça ne favorise pas les grosses jambes.»

«La piste est très intéressante, on ne va pas dire qu’elle est trop difficile, poursuit le Suisse de 33 ans, 19e en qualifications vendredi. Mais il y a des transitions qui ne sont pas évidentes. À la place d’avoir des transitions bien rondes pour les sauts, là, c’est plutôt parfois à angle droit.»

L’expérience versus la jeunesse

S’il n’est pas le plus vieux à s’élancer, Wedge n’est pas non plus le plus jeune. Et il en est bien conscient avant d’attaquer un parcours. La sagesse prend le dessus en dépit d’adversaires bien verts!

«On sent la différence de génération quand on voit sur le podium les (frères) Moriarity par exemple qui ont 10 ans moins que moi, avoue-t-il en souriant. L’expérience aide un peu, je suis moins fou. Ils ont la niaque, moi l’expérience. La seule différence, c’est qu’on ressent plus les chutes et on se relève moins vite. La motivation et l’adrénaline, c’est la même.»

Wedge a des attentes bien modestes pour cette sortie inaugurale de la saison. Deux mois passés au Costa Rica à s’amuser avec sa planche de surf ont modifié la préparation de cet entraîneur de ski résidant au canton du Valais, au sud de la Suisse.

«Normalement, j’arrive avec des jambes en béton, jure Wedge, qui vise à tout le moins une place en quarts. Tu fais beaucoup le haut du corps (en surf), mais rien du tout pour le bas du corps. J’ai couru dans le sable pour me faire des jambes et du roller, mais je n’ai pas les mêmes jambes que d’habitude.»