Red Bull Crashed Ice

«Ça fait du bien de revenir à Québec»

Agence QMI / Roby St-Gelais 

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On le considère comme l’expert du patinage de descente extrême (ice cross downhill).

Ancien vététiste de descente qui a touché à tout dans le Red Bull Crashed Ice, Claudio Caluori est devenu indispensable au bon fonctionnement des différents événements de la discipline extrême.

L’événement sera diffusé à TVA Sports 2 à compter de 20h30.

N’est pas expert qui veut de ce sport qui fait un grand retour cette semaine à Québec pour lancer la saison 2015-2016.

D’abord patineur puis entraîneur, le Suisse met maintenant ses connaissances au service de Red Bull. Pour lui, le nouveau parcours offre aux athlètes un haut niveau de difficulté.

«Si tu ne patines pas trop vite, la piste n’est pas si difficile. Mais une fois que tu vas vite, elle devient très difficile parce qu’elle a beaucoup d’obstacles, explique cette encyclopédie vivante. Je ne sais pas comment ils (les participants) vont sauter à pleine vitesse. Il faut prendre des décisions quand tu arrives devant un triple saut. Si tu peux passer les trois bosses ou non, ça va se décider à l’entraînement ce soir (jeudi) et je suis curieux de voir ça.»

Un changement de cap

Depuis ses premiers pas avec le patinage de descente extrême, bien des choses ont changé. Pour le mieux.

À commencer par l’importance que les patineurs accordent désormais à leur entraînement estival, une nouvelle approche initiée par les frères autrichiens Marco et Luca Dallago. En 2014, Marco a décroché le titre mondial en vertu d’une outrageuse domination tout au long de la saison dont le couronnement avait eu lieu dans la Vieille Capitale.

«Ils ont changé le style du sport, admet sans détour Claudio Caluori. Ils se sont entraînés tellement fort à la maison, comme de vrais professionnels. Avant eux, jamais quelqu’un ne l’avait fait. Ils ont suivi un régime d’entraînement, ils ont analysé toutes les courses sur vidéo. Ils ont essayé différentes techniques au départ. Ils ont étudié tous les détails comme le font les skieurs en Autriche.

«Les Canadiens et les Américains ont bien réagi la saison passée. Ils ont vu que c’était maintenant une autre chose, qu’il fallait vraiment s’entraîner dur pendant l’été. Et ça a fonctionné, car ils sont revenus et ont regagné la tête. Je pense qu’il y a plus de coureurs encore qui ont réalisé que ce n’est pas seulement du plaisir, mais qu’il faut aussi du travail.»

Retour apprécié

Et qu’est-ce qui fait de Québec un lieu si unique?

«Ici, les gens connaissent le sport. Ce n’est pas quelque chose d’étrange pour eux. Les gens s’y intéressent, regardent à la télévision et sont enthousiastes. On le sent quand on arrive. Il y a des gens qui nous reconnaissent à l’aéroport!»