Football universitaire RSEQ

Quelle pression?

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«Ce n’est pas une pression additionnelle, a assuré l’entraîneur-chef Danny Maciocia, mercredi, à l’occasion du point de presse lançant les festivités de la 51e édition de la Coupe Vanier. La pression est de ne pas être en mesure de mettre de la nourriture sur la table quand tu as une femme et trois enfants. Tenter de gagner la Coupe Vanier pour une deuxième année de suite représente une opportunité.»

Le Rouge et Or de l’Université Laval (2003 et 2004 ainsi que 2012 et 2013), les Huskies de Saint Mary’s (2001 et 2002), les Bisons du Manitoba (1969 et 1970) et les Mustangs de Western (1976 et 1977) sont les seules formations à avoir soulevé le saint Graal du football universitaire canadien deux années consécutives.

«Nous avons grandi comme institution depuis notre première participation, a raconté Maciocia. Nous sommes pas mal mieux organisés que l’an dernier. Après notre victoire à la Coupe Dunsmore en 2014, on se demandait où nous allions pratiquer parce que notre terrain était glacé. On a prévu le coup cette année. Je me souviens d’avoir parlé avec Glen [Constantin] et Pat [Sheahan] l’an dernier pour partager leur expérience de la Coupe Vanier. L’expérience acquise en 2014 paye cette année.»

Favoris pour s’imposer, les Carabins ne prendront pas les Thunderbirds de UBC à la légère.

«Ils ne sont pas ici par hasard, a mentionné Maciocia au sujet des champions de l’Ouest. Plus que je regarde des films de leurs parties, mieux que je comprends pourquoi ils ont atteint la Coupe Vanier. Après avoir présenté une fiche de 2-6 l’an dernier, c’est incroyable ce qu’ils ont réalisé cette année. Un tel renversement ne se voit pas souvent.»

Grosse victoire

Équipe Cendrillon du circuit universitaire, les Thunderbirds ont bousculé la hiérarchie dans l’Ouest avant de remporter la Coupe Uteck.

«En acceptant le travail à UBC en janvier dernier, je voulais qu’on puisse rivaliser avec Laval, Montréal, Western et Calgary après quelques années, mais on a défié toute logique en se rendant à la Coupe Vanier, a mentionné l’entraîneur-chef Blake Nill. C’est un défi très difficile qui se présente à nous, mais on veut affronter les champions en titre. C’est la façon de s’améliorer. Cette expérience va nous permettre d’accélérer considérablement notre développement.»

«La victoire à Laval en match présaison a été très spéciale, mais nous sommes revenus sur terre rapidement en se faisant écraser la semaine suivante à Calgary, a poursuivi Nill qui prendra part à sa 4e Coupe Vanier à Québec et qui est toujours à la recherche d’un premier titre au PEPS. Notre plus grosse victoire est survenue à l’université de la Saskatchewan quelques semaines plus tard. À ce moment-là, l’équipe a commencé à grandir.»