Football universitaire RSEQ

Les ex-Carabins sont toujours là

Joanie Godin / Le Journal de Montréal

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Ils ne jouent plus au football universitaire. Ils sont même rendus dans la Ligue canadienne de football. Ils ne portent donc plus l’uniforme des Carabins de l’Université de Montréal, mais ils sont encore avec l’équipe, sur les lignes de côté.

Ces «ex» qui tournent toujours autour des «Bleus», ce sont les Byron Archambault (Tiger-Cats de Hamilton), Jean-Samuel Blanc, Anthony Coady et Mikhaïl Davidson (Alouettes de Montréal).

«Ce n’est pas parce qu’on est obligés qu’on est là, c’est parce qu’on aime ça. On se reconnaît dans cette édition et c’est agréable. C’est juste naturel», a confié Archambault, qui ne manquerait le match de la Coupe Vanier pour rien au monde.

D’autres leaders

L’ancien secondeur des Carabins, qui avait eu une grande importance lors de la conquête du titre national l’an passé, est heureux de voir que d’autres leaders ont pris la relève. C’est pourquoi, des lignes de côté, il occupe un rôle différent de ce qu’il avait l’habitude de faire.

«On est là pour ajouter notre grain de sel, quand c’est le bon moment. Mais ce n’est pas parce qu’il manque de leadership, car il y a des leaders qui sont nés de notre victoire l’an passé», a-t-il dit.

Évidemment, il aimerait pouvoir sauter sur le terrain avec ses amis. Archambault, qui a vu sa saison 2015 prendre fin abruptement à la fin août en raison d’une blessure au genou droit, apprend maintenant à avoir une influence différente.

«C’est sûr que c’est difficile quand tu es habitué d’être en charge. Le rêve se termine d’une part, mais la beauté dans tout ça, c’est que tu apprends à vivre avec ton impuissance physique, en la transformant en puissance verbale sur les lignes de côté, par exemple», a-t-il expliqué.

Motivation supplémentaire

Selon le secondeur Frédéric Chagnon, la présence des anciens est une source de motivation supplémentaire pour les joueurs actuels.

«Ils peuvent nous donner des conseils, ils voient des choses qu’on ne voit pas nécessairement et ils ont beaucoup d’expérience. Donc, ils peuvent nous calmer et nous motiver», a-t-il indiqué.

Plusieurs répètent que les Carabins sont une famille. Le slogan «Carabin un jour, Carabin toujours» est assimilé par les joueurs année après année. C’est pourquoi les anciens se sentent toujours à la maison dans l’entourage de l’équipe.

«On a encore l’impression qu’on en fait partie, car c’est encore notre famille. On se sent exactement comme quand on retourne chez les parents à Noël après être parti quelques mois!» a imagé Archambault.

Présence appréciée

L’entraîneur-chef Danny Maciocia apprécie aussi la présence d’anciens.

«Ils amènent une énergie très positive. Ces gars-là savent qu’être un Carabin n’est pas qu’une affaire de quatre ou cinq ans, le temps de porter un casque, des épaulettes et un numéro. C’est plus que ça», a-t-il dit, ajoutant qu’il recevait aussi régulièrement des appels d’Antoine Pruneau (Rouge et Noir d’Ottawa) et de David Foucault (Panthers de la Caroline, NFL).