Hockey

Une ligue de hockey homosexuelle à Montréal

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Souvent perçu comme un sport «macho», le hockey n'a jamais été très ouvert à la communauté homosexuelle.

C'est d’ailleurs pourquoi a été fondée en 1991, la Ligue des Dragons, une ligue de hockey inclusive et sans préjugée, où des homosexuels peuvent partager leur amour pour notre sport national.

«Le seul point en commun que nous avions, c’était de jouer au hockey, de le regarder, d’aimer ce sport, mais aussi d’être gais», a indiqué à la chaîne TVA Sports, Jean-Bernard Hébert, cofondateur de la Ligue des Dragons.

«Pour plusieurs d’entre nous, tous les vendredis soirs, c’était notre premier contact avec le milieu.»

C'est notamment le cas de Patrick, qui, grâce au hockey, a fait sa sortie du placard.

«Ç’a contribué à m’accepter. Si je ne m’accepte pas, je ne peux pas faire mon coming out, a expliqué Patrick Fontaine, président de la Ligue des Dragons.

«Ça m’a permis de réaliser que je n’étais pas seul dans cette situation et que j’étais tout à fait normal.»

Meilleure ambiance

Yvan, le doyen du groupe, clame même que l'ambiance est bien meilleure que celle que l'on retrouve dans une ligue dite plus conventionnelle.

«C’est bien plus le fun ici en raison de la camaraderie qu’on y retrouve», a souligné Yvan Surprenant.

Et pourtant les sujets de conversation ne sont pas si différents... ou presque.

«On dit les mêmes niaiseries que dans un vestiaire d’hétérosexuels. C’est aussi niaiseux», a dit André Marcotte.

Pas seulement pour les homosexuels

Il est important de préciser que la ligue n'est pas réservée qu'aux joueurs gais. Les hétérosexuels sont eux aussi les bienvenus.

Il ne suffit que d'avoir un peu d'ouverture d'esprit.

«Souvent, quand je dis à mes amis que je participe à la ligue, ils se demandent ce qui se passe dans les douches, a raconté Simon Vincent, joueur hétérosexuel de la Ligue des Dragons.

«C’est exactement la même chose que dans une ligue normale.»

La ligue compte actuellement quatre équipes, et 70% de ses membres sont gais.

Signe de quoi l'orientation sexuelle n'est pas une frontière à cette passion que nous partageons tous pour le hockey.

(D’après un reportage de Jean-Philippe Bertrand)