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Le «buzz» pour l'Impact est fini, selon Joey Saputo

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La lune de miel est finie entre l’Impact, la Major League de Soccer (MLS) et les amateurs de soccer montréalais.

C’est ce qu’il faut comprendre de la table ronde tenue par le président Joey Saputo avec les représentants des médias, mercredi.

«Le ''buzz'' n’est plus là, pas seulement pour le match de la CONCACAF, le ''buzz'' pour l’Impact n’est plus là», a déploré Saputo.

Ce dernier est d’autant plus déçu qu’il estime que l’équipe a pris les moyens nécessaires pour ne pas finir dans la cave du classement comme la saison dernière.

«On a fait les changements nécessaires pour avoir une meilleure équipe. Les gens s’attendent à un meilleur produit, on a livré la marchandise, maintenant c’est à eux de venir voir si c’est le cas ou non.»

C’est peut-être un peu maladroit, mais ça ressemble à un cri du cœur. Et le ton tranche avec le positivisme des dernières semaines.

Peu d’engouement

La tirade du président était notamment motivée par le peu d’engouement suscité par le match quart de finale de la Ligue des champions de la CONCACAF, qui aura lieu au Stade olympique le 3 mars prochain.

«Notre slogan pour ce match est ''Marquons l’histoire'', mais je pense qu’on va la marquer de façon négative dans le sens qu’il n’y aura pas beaucoup de gens au stade pour ce match-là et ça m’inquiète énormément.

«Pour l’instant, on est à 15 000 [billets vendus] et si on compare avec 2009, on est loin. L’objectif n’est pas de se rendre à 55 000 comme c’était le cas contre Santos Laguna, mais si on atteint 30 000 peut-être qu’on va être chanceux.

«On va avoir la vie difficile au Mexique et je ne pense pas qu’on va rendre la vie difficile à nos amis mexicains.»

Il faudra certainement une bonne performance lors du match à Pachuca, le 24 février, pour stimuler les ventes.

Manque de pertinence

Saputo reconnaît qu’il espérait que sa formation occupe une plus grande place dans le paysage sportif montréalais.

«La déception vient du fait que je pensais qu’on serait plus pertinents aujourd’hui que nous ne l’étions en 2011.

«Soit nous avons raté le bateau dans la façon de mettre le club en marché ou nous avons raté le bateau en pensant que c’était un marché de soccer différent de ce qu’il est. Nous allons devoir travailler plus fort.»

Qui plus est, la vente de billets est en chute libre.

«Notre objectif de renouvellement [d’abonnements de saison] est de 80 % et nous sommes à 60 %. Dans la ligue, on est au 11e ou 12e rang.»

Pertes

De plus, avec une campagne de misère l’an passé, l’Impact n’a pas atteint ses objectifs financiers.

«Au début de la saison, on dépose nos prévisions et à la fin de la saison 2014, la MLS a raté son objectif de vente de billets de 3 millions $, Montréal comptait pour 2 millions $.»

Saputo soutient toutefois que la survie de l’équipe n’est pas menacée.

«C’est décevant, mais je ne veux pas qu’on commence à dire qu’on va vendre ou fermer l’équipe.»