Photo : Reto Berra Crédit : Agence QMI

LNH

Hartley croit en Berra

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Avant même que Reto Berra ne soit envoyé devant le filet pour la première fois de sa carrière dans la Ligue nationale de hockey, il avait un partisan : son entraîneur-chef, Bob Hartley.

Le gardien de but suisse de 26 ans n’a d’ailleurs pas déçu Hartley lors de son premier départ, dimanche contre les Blackhawks de Chicago, en l’emportant 3-2 grâce à 42 arrêts.

Cette prestation a permis à Berra de devenir seulement le sixième gardien dans l’histoire de la LNH à battre les champions de la coupe Stanley lors de son tout premier départ.

Avec les déboires de Joey MacDonald et de Karri Ramo, pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant de faire appel à Berra?

«Nous voulions qu’il acquiert de l’expérience sur les patinoires de l’Amérique du Nord, a indiqué Hartley. Lorsque nous l’avons envoyé dans la Ligue américaine, il était le seul gardien sans expérience de la LNH.

«La LAH est une bonne ligue et il est difficile d’y jouer avec tout le voyagement. Je crois que c’était un bon test mental pour lui. Troy Ward (entraîneur-chef du club-école, NDLR) n’avait que de bons mots pour Reto.

«Nous attendions le bon moment pour le rappeler. Après la performance qu’il a livrée dimanche, c’est facile de dire que l’on aurait dû le rappeler avant, mais je crois que tout est arrivé au bon moment.»

La bonne attitude

Cela dit, il ne s’agit que d’un seul match. Mais Hartley, lui, a déjà vu ce genre de performance de la part de Berra auparavant, en Suisse.

«Je l’ai vu voler beaucoup de matchs, c’est ce que j’ai vu de lui, a-t-il dit. Son équipe (HC Bienne, NDLR) n’avait pas beaucoup de joueurs talentueux et il effectuait 35, 40, 45 arrêts chaque match.

«Je l’ai vu amener son équipe en séries et forcer la tenue de septièmes matchs alors qu’il avait pratiquement acquis les trois victoires précédents par lui-même.

«Il est le gardien de but de son pays, ce n’est pas de la chance et ce n’est pas que nous sommes soudainement tombé en amour avec un gardien suisse. Nous avons vu de quoi il était capable.

«Et en plus d’être talentueux, il a l’attitude. C’est en lui. On peut sentir qu’il veut gagner, qu’il veut rivaliser. Il est toujours en contrôle de ce qui se passe autour de lui.»