Photo : Yves Ulysse a battu Juan Romero Crédit : REUTERS/L.E. Baskow © Thomson Reuters 2013

Boxe

Yves Ulysse s'offre une grosse pointure

Publié | Mis à jour

Yves Ulysse a obtenu une autre convaincante victoire de 3-0 à son deuxième combat dans la catégorie des moins de 64 kg, vendredi, aux Championnats du monde de boxe présentés à Almaty, au Kazakhstan.

Le Montréalais s’est payé une grosse pointure dans les 16es de finale, le Mexicain Juan Romero, champion individuel du côté des moins de 61 kg lors des Séries mondiales de l’Association internationale de boxe amateur (AIBA) en 2012.
 
Ulysse a gagné les trois rounds selon deux des trois juges qui ont vu leurs notes retenues. Il a été déclaré vainqueur grâce à des pointages de 29-28, 30-27 et 30-27.
 
«Ça brassait, c’était un combat vraiment épicé. Il était venu pour la guerre», a lancé l’athlète de 25 ans.
 
«Comme c’est un Mexicain, je m’attendais à ce qu’il vienne vers moi, qu’il fonce comme un taureau. Je voulais donc me faire respecter avec ma puissance de frappe, mais il ne voulait rien savoir.»
 
«Il y allait avec des coups de coude et de tête, il voulait me blesser. Je devais toujours être prudent.»
 
Un ajustement a donc été nécessaire. «J’ai décidé de changer de plan de match et d’y aller avec mon jeu de pieds. Il a eu du mal à suivre.»
 
Malgré ses succès, Ulysse demeure extrêmement posé et en contrôle de ses émotions. «Il reste encore beaucoup à faire. Je suis venu pour une médaille. Je dois encore gagner deux combats au moins si je veux le bronze. Je reste calme. Je suis en mission.»
 
En huitième de finale, lundi, le pugiliste du quartier Saint-Michel se mesurera à l’Indien Manoj Kumar, quart-de-finaliste de la catégorie aux Championnats du monde de 2011 à Bakou, en Azerbaïdjan.
 
Ulysse profitera des prochaines heures pour glaner le plus d’informations possible sur son futur adversaire. «J’ai une bonne équipe à Montréal et ici. Mieux vaut plusieurs têtes qu’une seule.»
 
«Je suis confiant, mais tout est possible. À ce niveau, de petites choses font bien souvent la différence», a-t-il conclu.