Maxim Lapierre

Photo : Maxim Lapierre Crédit : Agence QMI

 

LNH

Sécurité d'emploi recherchée

Publié | Mis à jour

Maxim Lapierre pourrait se retrouver face à une situation qui lui est totalement inconnue le 5 juillet.

S’il ne s’entend pas avec les Canucks de Vancouver d’ici là, le Québécois pourrait devenir joueur autonome sans compensation pour la première fois de sa carrière.

Rencontré dans un gymnase de Montréal où il maintient la forme pendant la saison morte, Lapierre dit avoir bon espoir de poursuivre sa carrière dans la Ligue nationale.

«C’est sûr que c’est un peu stressant de te retrouver devant rien et de ne pas savoir ce qui va se passer. Mais je suis satisfait de ce que j’ai fait sur la patinoire et je ne pense vraiment pas qu’il y aura un problème», a-t-il déclaré.

Retournera-t-il à Vancouver? Il ne le sait pas encore. Selon lui, l’équipe a bien d’autres chats à fouetter avant de se pencher sur son dossier.

«Ils doivent d’abord régler la question de l’entraîneur (Alain Vigneault a été congédié après l’élimination des Canucks au premier tour des séries, NDLR) et des gardiens de but avant de régler mon cas, mais j’imagine qu’on va avoir plus de nouvelles dans les prochaines semaines.»

Sécurité recherchée

À 28 ans, Lapierre espère apposer sa signature au bas d’un contrat à long terme. Outre son contrat d’entrée dans la LNH, il a toujours eu des ententes d’une ou deux saisons. Ce n’est plus ce qu’il veut.

«À mon âge, je recherche un contrat un peu plus long, de trois ou quatre ans. Je pense que c’est normal de vouloir un peu de sécurité quand tu es un peu plus vieux», a-t-il admis, étant toutefois conscient que la décision revenait à l’équipe.

Sous d’autres cieux?

Si jamais les Canucks ne lui offraient pas de nouveau contrat, est-ce qu’il serait tenté par un deuxième séjour à Montréal? En bon politicien, l’ancien numéro 40 du Canadien n’a pas voulu se mouiller.

«Je ne répondrai pas à ça tout de suite, par respect pour les Canucks, qui en ont fait beaucoup pour moi. Mais tu peux revenir me poser la question le 5 juillet», a-t-il affirmé en souriant.

Après huit saisons dans la LNH, Lapierre connaît bien son rôle et il sait qu’il pourra le remplir, peu importe l’uniforme qu’il revêtira au prochain camp d’entraînement.

«Mon rôle est très simple. J’embarque toujours sur la patinoire en essayant d’être robuste, de travailler le plus fort que je peux et de bloquer des lancers. Et ça, je suis pas mal certain que je le fais à chaque match.»

Satisfait dans l’ensemble

À part une demi-saison à Montréal, en 2010-2011, Lapierre est satisfait de ce qu’il a accompli. Il rappelle que c’est ce petit passage à vide qui l’avait chassé de la métropole. Il s’était alors retrouvé avec les Ducks d’Anaheim le temps d’une vingtaine de matchs, avant d’être à nouveau échangé, aux Canucks.

Croit-il avoir trouvé sa niche une fois qu’il a quitté le Tricolore?

«Il y a deux façons de voir ça. Je pense que ç’a toujours bien été à Montréal, sauf peut-être cette demi-saison où j’ai été échangé. Mais si je fais une moyenne de ma carrière, je pense qu’il y a juste une année sur huit dont je ne suis pas satisfait.»

On dit souvent que les joueurs atteignent leur apogée vers 28 ans. Et c’est exactement l’âge de Lapierre. Il ne lui reste plus qu’à trouver une destination pour démontrer qu’il est au sommet de son art.

(Avec la collaboration de Stéphane Gonzalez)


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