Photo : Pavel Bure et Luc Montpetit Crédit : Agence QMI

 

Hockey

Les «Boys» de… Sotchi!

Publié | Mis à jour

«La réalité dépasse souvent la fiction». Cette vieille maxime a encore été confirmée au début du mois, cette fois dans le monde des ligues de garage au hockey.

Les scénaristes de la populaire série de films «Les Boys» n’avaient certes pas pensé à un scénario où de sympathiques hockeyeurs de plus de 40 ans se retrouveraient dans un gigantesque tournoi en Russie, dans les installations mêmes des Jeux olympiques à venir.

Quand on sait que nos valeureux touristes ont décroché le bronze dans leur catégorie et que leur médaille leur a été remise par l’ex-vedette des Sabres de Buffalo, Alexander Mogilny, voilà que l’histoire devient de plus en plus fascinante.

Et que dire d’une participation, par quelques-uns de nos héros québécois, à un match d’étoiles impliquant des noms magiques du hockey russe tels que les Makarov, Fetisov, Yakuchev, Kamenski et Bure?

N’en jetez plus, la cour est pleine.

Ce n’est pas fini. Luc Montpetit et Luc Julien, ont vu leurs chandails autographiés par le président russe Vladimir Poutine lui-même. Essoufflant, n’est-ce pas?

Toujours sur leur nuage

Cette incomparable aventure est pourtant authentique et elle marquera à jamais les souvenirs de gars qui n’auraient jamais cru pratiquer leur sport outre frontière, en plus d’inaugurer les vestiaires des vedettes du hockey mondial quelques neuf mois avant que ces superstars ne se battent pour l’or olympique.

«Avant de partir, j’étais le plus sceptique. On joue dans une p’tite ligue de garage et un gros tournoi pour tester les installations olympiques… ça n’a pas d’allure. On va s’faire manger!» disait Sylvain Filion, de Valleyfield, encore étourdi par les souvenirs de cette semaine étourdissante qui remontaient à la surface.

Filion accompagnait le responsable de cette odyssée, Luc Montpetit, et quelques coéquipiers, lorsqu’ils en ont raconté les grandes lignes, à TVA Sports, appuyant leurs anecdotes de multiples photos et vidéos produites par plusieurs membres des deux équipes.

Des objets de toutes sortes entouraient l’imposant trophée qu’on a remis à leur équipe pour cette troisième place dans la catégorie des 40 ans et plus, sans oublier des chandails d’autres formations. Visiblement, ils n’étaient pas encore descendus de leur nuage.

Cotôyer Poutine

Mais les deux pièces de collection demeuraient les chandails utilisés par Montpetit et Julien, représentant leurs équipes dans cette partie d’étoiles et autographiés par le président de la Russie.

«Je rêvais de me faire photographier avec lui, se souvient Montpetit. J’étais à quelques pieds de lui lors de la photo d’équipe et il m’a identifié comme un des joueurs canadiens. Il m’a serré la main à deux reprises. Et quand on lui a mis un crayon entre les mains, il a signé son nom sur nos chandails. C’est vraiment exceptionnel.»

Quant à Sylvain Filion, il est passé de sceptique à joueur le plus utile de son équipe, ce qui ajoutait à la magie de cette expérience. «En fait, je n’ai jamais pu comprendre ce qui était écrit sur mon trophée, alors je déduis que c’était ça l’honneur décerné. Mais peu importe, je lui ai trouvé une place de choix.»

De l’aide derrière le banc

Les Québécois n’avaient rien laissé au hasard. On a recouru à l’expertise de Stéphane Scotto, l’ancien pilote des Braves de Valleyfield de la Ligue junior AAA. Avant et pendant le séjour à Sotchi, Scotto a travaillé sur quelques aspects du jeu d’ensemble afin d’améliorer la cohésion et la stratégie.

«Stéphane mérite amplement notre reconnaissance pour ce qu’il a fait. Si nous avons réussi à performer au-delà de nos rêves les plus fous, il en est un des responsables», tenait à préciser Luc Montpetit, soutenu par les approbations de quelques coéquipiers.

Incontournables anecdotes

Une telle équipée ne se fait pas sans quelques anecdotes à la clé. À commencer par l’organisateur lui-même, Luc Montpetit.

«Mon équipement de hockey est arrivé avec quatre jours de retard. J’ai joué avec quatre paires de patins différentes avant de jouer une première partie avec mon stock.»

Luc Julien, de son côté, a eu l’honneur d’arrêter Pavel Bure lui-même, alors que le «Rocket Russe» était sur une lancée. Le problème, c’est qu’il l’a appris… après.

«Je l’ai empêché de s’en aller en échappée. Sauf que je n’avais pas vraiment remarqué qui était ce joueur que j’ai arrêté. Je l’ai appris en revenant au banc quand mes coéquipiers m’ont félicité et m’ont indiqué que j’avais bloqué le grand Pavel Bure. Quand je l’ai réalisé, mettons que j’étais encore plus content.»

Julien a aussi relaté un événement qui résume bien comment le sport unit les nations. «Un de nos amis, Yvan «Buck» Bergeron, a passé une soirée complète avec trois Russes de la Sibérie. Il ne parlait pas leur langue et eux ne s’exprimaient ni en anglais, ni en français. Et il nous a dit que ça faisait longtemps qu’il ne s’était amusé autant. Un moment magique.»

C’est Sylvain Filion qui a, par une simple conclusion, résumé les sentiments de cette courtepointe humaine tissée serrée, désormais.

«C’est un groupe de gars, disparates, comme dans les Boys, qui finalement gagne une première partie contre une équipe de la Russie, puis qui commence à y croire ensemble et là, il y a un rapprochement qui s’opère. J’ai vu des pleurs, des rires… ça nous a soudés. On n’oubliera jamais.»


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