Photo : Patrice Bernier Crédit : Agence QMI

 

Impact

Se donner les moyens de gagner

Publié | Mis à jour

Le match nul de 2-2 contre les Whitecaps de Vancouver, mercredi, était de ceux qui avaient une saveur de victoire et c’est cette mentalité qui fait le plus grand bien à l’Impact de Montréal.

Grâce à ce verdict nul en finale du Championnat canadien, le onze montréalais a obtenu son laissez-passer pour la phase de groupe de la Ligue des champions de la CONCACAF.

Quand on y regarde de plus près, il n’y a pas grand-chose de changé en comparaison à l’année dernière.

Peu de nouveaux joueurs, mais un système de jeu nettement plus organisé tactiquement de même qu’une condition physique améliorée.

Mais les succès de l’Impact depuis le début de la saison sont principalement attribuables à un important changement de mentalité qui s’est opéré dès les premiers instants du règne de Marco Schällibaum.

«Travailler fort, c’est la base et les joueurs savent qu’on n’aura jamais de cadeau et qu’on doit aller chercher les victoires», a insisté le Suisse après le match.

Vouloir gagner

Et justement, les joueurs créditent leur entraîneur pour ce qu’ils réalisent aujourd’hui.

«Il y a une grosse différence de mentalité, a avoué Patrice Bernier. Depuis Orlando, le coach a vraiment insisté sur l’importance de vouloir gagner à tout prix même si ce n’est pas toujours beau.»

«Depuis le premier jour en Floride, nous avons gagné le tournoi et nous démontrons ce que nous sommes en train de construire», a ajouté Justin Mapp.

Le principal intéressé soutient simplement qu’il n’y a pas de petite victoire.

«À Orlando, c’était un petit tournoi, mais on a gagné et c’est toujours important de gagner une finale», a déclaré l’entraîneur.

Schällibaum se garde bien de voir trop loin même si l’Impact a déjà gagné les deux compétitions auxquelles il a participé en 2013.

«On y va étape par étape, il ne faut pas aller trop loin. Le foot, ça peut changer vite, mais on mérite ce que l’on a.»

Meilleure efficacité

Patrice Bernier a également fait remarquer que ses coéquipiers et lui sont plus efficaces, ce qui les rend plus dangereux et difficiles à battre

«On est plus efficaces. Ça ne nous prend pas 10 occasions pour marquer un but. On en a trois ou quatre et on en met deux.»

On a d’ailleurs vu beaucoup de résilience dans le match de mercredi soir, contre les Whitecaps.

«On trouve tout le temps une façon de revenir. Il faut leur donner, ils nous ont donné un bon match, mais on avait ce qu’il fallait pour être champions canadiens.

«On y a toujours cru jusqu’à la fin, c’est ce que j’apprécie beaucoup dans cette équipe. Ils n’arrêtent jamais», a ajouté Schällibaum, qui se dit toujours très fier de ses protégés.

Bons tout le match

Ce qu’il y a de changé également, c’est le fait que l’Impact livre des matchs un peu plus constants.

La saison dernière, il y avait des vagues dans les rencontres alors que cette année, tout semble mieux focalisé.

«L’an passé, on était peut-être mort après 60 minutes, mais cette année, il faut vraiment que tu nous battes pendant 90-95 minutes», a martelé Bernier.


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