Photo : Charles-David Beaudoin Crédit : Agence QMI

 

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Concilier hockey et études

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Reconnu pour ses performances sur le plan académique, le défenseur québécois Charles-David Beaudoin, des Voltigeurs de Drummondville, n’a pas pour autant renoncé à une carrière de hockeyeur professionnel.
 
Après avoir mis la main sur le trophée Marcel-Robert au gala des Rondelles d’or de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) en avril, Beaudoin a été honoré, mercredi, parmi les récipiendaires des Prix d’excellence Guy-Lafleur. Patrick Delisle-Houde, des Redmen de l’Université McGill, et Alexis Guilbault, des Lauréats du Cégep Saint-Hyacinthe, ont pour leur part été les meilleurs hockeyeurs étudiants sur la scène universitaire québécoise et dans la Ligue junior AAA, respectivement.
 
«Mon objectif est maintenant de connaître une excellente saison à l’âge de 19 ans avec les Voltigeurs l’année prochaine et obtenir un camp d’essai professionnel, a indiqué Beaudoin, qui n’a pas été repêché dans la Ligue nationale de hockey. Pour moi, l’idéal serait d’obtenir par la suite un contrat à sens unique dans la Ligue américaine.»
 
St-Denis : une inspiration
 
Pour s’inspirer dans son parcours, Beaudoin n’a pas à regarder bien loin autour de lui puisqu’il côtoie régulièrement le défenseur Frédéric St-Denis durant la période estivale.
 
«On joue au dek hockey ensemble à Drummondville, a révélé Beaudoin. Frédéric est vraiment quelqu’un qui m’inspire. Après plusieurs années chez les Voltigeurs, il avait été à l’université avant d’avoir finalement sa chance. Comme lui, je suis un travailleur acharné et je dois continuer si je veux poursuivre ma carrière au hockey.»
 
En vue de la prochaine saison dans la LHJMQ, Beaudoin mentionne un désir de s’améliorer du côté offensif.
 
«J’avais 16 ans quand j’ai commencé à jouer avec les Voltigeurs et j’ai d’abord dû me concentrer sur mon jeu défensif, a noté Beaudoin. Régulièrement, j’ai eu comme mandat d’arrêter le meilleur trio adverse, mais à partir de l’an prochain, si je m’implique davantage offensivement, je serai plus visible.»
 
Beaudoin se rappelle notamment d'un certain match, où, malgré son jeune âge, on lui avait confié la tâche d'arrêter Mikhail Grigorenko, Frédérick Roy et Anthony Duclair, des Remparts de Québec.
 
«Ç'avait particulièrement bien été», s'est-il souvenu.
 
Une nouvelle mentalité
 
Limité à 14 points en 68 matchs la saison dernière, Beaudoin persiste à croire qu’un joueur qui n’a pas été repêché dans la LNH a beaucoup plus de chances de percer qu’auparavant.
 
«La mentalité a beaucoup changé, a-t-il indiqué. Je prends comme exemple mon ancien coéquipier André Bouvet-Morrissette. Il avait 19 ans quand il a commencé à jouer dans la LHJMQ et, cette année, il a joué dans la Ligue américaine.»
 
Puisqu’il demeure conscient que tout rêve n’est pas toujours atteint, Beaudoin poursuivra parallèlement ses études en administration, l’an prochain, après avoir complété, en deux ans, son DEC en sciences humaines.
 
Delisle-Houde ne ferme pas la porte
 
Gagnant du Prix d’excellence Guy-Lafleur au niveau universitaire, Patrick Delisle-Houde n’a pas non plus écarté complètement son rêve de jouer au hockey professionnel, que ce soit en Amérique du Nord ou en Europe.
 
«Il est encore permis de rêver, a dit l’ancien de l’Océanic de Rimouski et maintenant porte-couleurs des Redmen de McGill. Jamais, je ne fermerai la porte à ce rêve. C’est pourquoi je me défonce à chaque fois que je suis sur la patinoire.
 
«En même temps, j’ai aussi d’autres rêves. Je vais étudier en kinésiologie à partir de l’année prochaine et je voudrais un jour avoir ma propre entreprise. Pour l’instant, ça ne me sert à rien de voir trop loin à l’avance, mais je suis conscient qu’un jour, j’aurai des choix à faire.»
 
Parmi les anciens récipiendaires universitaires du Prix d’excellence Guy Lafleur, il faut noter le nom de l’entraîneur Guy Boucher (1993), mais aussi celui de Mathieu Darche (1999), ancien du Canadien de Montréal.