Raffi Torres et Jarret Stoll

Photo : Raffi Torres, lors de sa mise en échec sur Jarret Stoll. Crédit : Reuters / Danny Moloshok © Thomson Reuters 2013

LNH

Les Sharks furieux de la suspension à Torres

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Ce n’est pas exceptionnel de voir qu’une équipe n’est pas d’accord avec une suspension décernée à un joueur. C’est cependant le contraire quand l’organisation en question le déclare ouvertement.

Les Sharks de San Jose sont allés jusqu’à publier un communiqué, vendredi, dans lequel le directeur général Doug Wilson a mentionné qu’il n’était vraiment pas d’accord avec la suspension de la Ligue nationale de hockey imposée à son attaquant Raffi Torres la veille.

Rappelons que Torres a été suspendu pour toute la durée de la série de deuxième tour entre les Sharks et les Kings de Los Angeles, pour avoir frappé l’attaquant adverse Jarret Stoll à la tête mardi dans le premier match entre les deux formations.

Même si les Sharks appuient la LNH dans ses efforts pour éliminer les coups dangereux, ils croient néanmoins que le geste de Torres était clairement une mise en échec légale.

«Comme la LNH l’a noté, le point de contact initial était l’épaule sur un adversaire qui tentait de récupérer la rondelle, a indiqué Wilson. Torres n’a jamais quitté ses pieds de la patinoire, il s’est durci l’épaule et ses coudes étaient contre son corps.»

Torres a «considérablement changé son style de jeu»

Wilson utilise le règlement 48,1 de la LNH afin de démontrer ce qu’il veut dire.

«Comme il est écrit, un contact où la tête d’un adversaire est visée et où il s’agit de la principale partie du corps atteinte n’est pas permis. Or, avec le mot "et", le règlement stipule clairement que les deux éléments doivent être présents afin que le règlement soit enfreint.

«Or, Raffi n’a jamais visé la tête de son adversaire sur la séquence. De plus, il semble que la LNH a tenté de faire un exemple avec un joueur en raison de ses gestes commis dans le passé, alors qu’il a changé considérablement son style de jeu. Il n’a écopé que de six punitions mineures en 39 rencontres cette saison.»

Malgré cette prise de position, le directeur général de la formation californienne explique que son joueur ne portera pas la décision en appel, car ce dernier «ne veut pas nuire à ses coéquipiers».

Il s’agit de la troisième suspension décernée à l’attaquant de 31 ans. Lors des séries éliminatoires de 2012, il avait été suspendu 25 rencontres pour avoir frappé Marian Hossa, des Blackhawks de Chicago, à la tête.