Photo : Greg Sutton Crédit : Agence QMI

 

Impact

Sutton, retraité et comblé

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Comment se passe la retraite de Greg Sutton?

Disons que l’ancien gardien de but de l’Impact de Montréal en profite… en travaillant.

«Il se passe beaucoup de choses depuis que j’ai pris ma retraite, a-t-il dit à la chaîne TVA Sports en riant. Mais plus sérieusement, je travaille avec Umbro et j’entraîne l’équipe masculine de soccer de l’Université Concordia.»

Sutton, avec pas un, mais deux emplois, est un homme occupé. La transition de joueur de soccer professionnel à une vie dite «plus normale», n’a pas été difficile dans son cas.

«Ça n’a pas eu un grand impact sur moi puisque ma période de transition a eu lieu durant la saison morte», a confié celui qui est aussi responsable des ventes du fabricant Umbro.

Le grand gaillard a annoncé sa retraite la veille du dernier match de la plus récente campagne, le 26 octobre. Mais en réalité, sa décision remonte à juin 2012.

«J’ai fait ce que je voulais accomplir au soccer professionnel, a-t-il mentionné. Je sentais que c’était le bon temps pour moi de faire la transition et de passer à autre chose. J’étais préparé, je crois que c’était sain.»

Et il tient en haute estime son rôle à l’Université Concordia.

«Je crois que je suis un bon entraîneur, a indiqué Sutton avec humilité. Je crois que j’ai appris des bonnes et des mauvaises choses qui me sont arrivées au cours des années.»

«Expérimenté», «très organisé», «proche des joueurs», «très compréhensif». Voilà ce que les joueurs de son équipe avaient à dire à son égard.

Des hauts et des bas

Greg a connu une carrière professionnelle de 14 saisons, dont huit dans l’uniforme montréalais. Mais l’an dernier, il n’a joué que 24 minutes. Un temps de jeu qu’il aurait aimé augmenté durant la campagne.

«Au début de la saison, quand Donovan (Ricketts) éprouvait des difficultés, je crois qu’on aurait dû me donner une chance», a noté Sutton, qui a commencé sa carrière avec le Fire de Chicago, cochambreur avec Jesse Marsch.

Le bon côté des choses : son maigre temps de jeu a facilité sa décision d’accrocher ses crampons.

Alors est-ce que le nouveau retraité a le temps de profiter de la vie et de sa famille?

«Maintenant que je travaille à temps plein, je ne vois probablement pas aussi souvent ma femme et ma famille durant la semaine!»

(Avec la collaboration d'Elizabeth Rancourt)