Anthony Calvillo

Photo : Anthony Calvillo Crédit : Agence QMI

 

Alouettes

«Nous perdons le capitaine» - Calvillo

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Anthony Calvillo était animé de sentiments contradictoires, mercredi, à la suite de l'annonce du départ de Marc Trestman, qui dirigera maintenant les Bears de Chicago, dans la NFL.

«Honnêtement, je suis très heureux pour lui et un peu déçu pour nous, mais c'est la réalité de notre sport, a avoué Anthony Calvillo à la chaîne TVA Sports. Que ce soit un entraîneur ou un joueur, c'est quelque chose avec laquelle nous devons composer.»

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Le quart des Alouettes de Montréal sait que le départ de Trestman a été la directe conséquence de ses succès dans la métropole.

«Il a travaillé tellement fort pour en arriver là, a-t-il poursuivi. Nous avons eu cinq bonnes saisons avec lui, il nous a aidés à gagner deux championnats, ce qu'aucun autre entraîneur n'a fait avec cette équipe depuis que je suis à Montréal. Ça prouve tout simplement qu'il est un entraîneur de haut calibre.

«Plusieurs pilotes ont quitté Montréal parce que nous sommes une équipe qui connaît du succès. Il a impressionné les propriétaires de l'équipe à son arrivée à Montréal, et il a cette fois réussi à impressionner les propriétaires à Chicago.»

Une lourde perte

Évidemment, le départ d'un entraîneur aussi bien installé dans le siège du conducteur n'est jamais facile.

«Nous perdons tout : un grand ami, un grand meneur, le capitaine de notre bateau, a avoué Calvillo. Maintenant, il s'agit simplement pour l’organisation de trouver la bonne personne pour le remplacer. Mais je ne me soucie pas trop de ces choses-là, parce que l'état-major de l'équipe a toujours fait d'excellents choix. Je n’ai d'ailleurs jamais été impliqué dans ce processus et je ne veux pas l'être. Je leur fais confiance.»

Même si, de toute évidence, la perte de Trestman est une lourde perte pour le quart et son équipe, le vétéran n'a pas l'intention de prendre sa retraite.

«Je n'ai pas l'intention de me retirer parce qu'il est parti, a-t-il indiqué. Ça ne m'a même jamais effleuré l'esprit. L'essentiel, c’est que j’ai encore du plaisir à jouer au football et que je peux encore jouer à un haut niveau. C’est certain que j’aimerais qu'il soit encore de retour avec nous pour nous diriger. Mais peu importe qui le remplacera, je me battrai pour lui et j’apprendrai des choses à ses côtés.»

Les préjugés tombent

Plusieurs ont d'ailleurs estimé que l'embauche de Trestman par les Bears pourrait diminuer les préjugés entretenus chez nos voisins du sud à l'égard de la Ligue canadienne de football.

Peut-être est-ce que certains coordonnateurs offensifs, cherchant à prouver leurs aptitudes à diriger une formation, choisiront le chemin emprunté par Trestman en venant diriger une équipe de la LCF.

«On ne sait jamais. Ce sera intéressant de voir ce qui arrivera, a déclaré Calvillo. Il y a beaucoup d'expérience dans ce vestiaire et peut-être que quelqu'un dans la NFL voudra venir à Montréal...»