Jocelyn Thibault

Photo : Jocelyn Thibault Crédit : © PIER-YVES CARBONNEAU-VALADE / AGENCE QMI

 

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Draveurs : du positif selon Thibault

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Le processus que traversent Réal Breton et son groupe d’hommes d’affaires ressemble étrangement à celui qu’a dû parcourir Jocelyn Thibault il y a deux ans à peine. L’ancien portier du Canadien de Montréal était alors à la tête d’un comité de sept actionnaires qui ont finalement fait ressusciter le hockey junior à Sherbrooke. 

Tout comme à Trois-Rivières, la Ligue nord-américaine de hockey était à ce moment-là le locataire principal du Palais des sports.

«Nous aurions pu acquérir les MAINEiacs de Lewiston et les déménager immédiatement à Sherbrooke, mais ce n’était pas le meilleur scénario pour nous. Premièrement, ça prend un plein accès aux heures de glace. Ensuite, selon nous, quand tu ramènes du hockey dans une ville où il y a déjà eu une concession, tu dois faire vivre une expérience différente. C’était hors de question de retourner dans l’ancien Palais de sports», explique-t-il.

Après un investissement de 4,5 millions $, le Phoenix évolue dans un amphithéâtre ultra moderne comptant des loges corporatives, des écrans géants et 3500 sièges.

«La mise en marché est très importante. Pour notre groupe, ça prenait des conditions optimales. Acheter Lewiston et les opérer un an là-bas aurait été un scénario très difficile. Qui aurait voulu acheter des billets ou s’associer à l’équipe en commandite en sachant très bien qu’on allait déménager la formation?»

Trois-Rivières est donc loin d’avoir la coupe aux lèvres, mais Thibault voit d’un œil positif l’éventuel retour des Draveurs. Il demeure tout de même prudent dans ses commentaires.

«Il y a un paquet de si dans ce dossier. On sait que les Cataractes doivent d’abord donner leur accord, puis on n’a aucune idée de quelle équipe pourrait déménager en Mauricie. Chose certaine, si tout ça venait qu’à se concrétiser un jour, ce serait une excellente chose pour nous», lance l’actuel vice-président hockey du Phoenix.

En ayant une équipe beaucoup plus près de la maison, le Phoenix (comme les Voltigeurs de Drummondville, les Tigres de Victoriaville, les Remparts de Québec, l’Armada de Blainville-Boisbriand et bien d’autres) pourra réaliser des économies substantielles en frais de voyagement.

«Et ce serait beaucoup plus facile pour l’horaire scolaire des joueurs également.»

Retour aux sources

Depuis l’arrivée de Patrick Roy chez les Remparts, plusieurs anciens joueurs de la LNH semblent vouloir revenir aux sources. L’Armada (propriété de Québecor Media) compte sur les services de l’ex-défenseur Joël Bouchard au poste de directeur général. Ian Laperrière, Jean-Sébastien Giguère et Daniel Brière font aussi partie du groupe de propriétaires.

Les Saguenéens ont l’appui de Pierre-Marc Bouchard à titre de président. Bobby Smith (Canadien et North Stars) est gouverneur et propriétaire majoritaire des Mooseheads de Halifax. Serge Savard fils est président et gouverneur du Rocket de l'Île-du-Prince-Édouard. Philippe Boucher est vice-président des opérations hockey et DG de l’Océanic de Rimouski.

Cette fois, on parle de Geoff Molson, Bob Hartley et possiblement Simon Gagné qui veulent ramener les Draveurs.

«C’est très impressionnant de voir la qualité des gens et des entreprises qui s’intéressent aujourd’hui à la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Je crois que ça démontre que notre circuit est très attrayant», conclut-il.

À sa première saison dans le circuit, le Phoenix est en bonne position pour participer aux séries éliminatoires.