David Desharnais

Photo : David Desharnais Crédit : Pierre-Paul Poulin / © Agence QMI

 

Canadiens

Desharnais a adoré la Suisse

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David Desharnais n’avait pas simplement changé de pays et de continent ces derniers mois. À Fribourg-Gottéron, le petit centre des Canadiens se retrouvait avec la meilleure équipe de la Ligue A en Suisse, un contexte fort différent de celui de l’an dernier à Montréal.

Desharnais a fait ses valises au début du mois de novembre pour le petit pays des Alpes. Il n’a jamais regretté sa décision.

«Je n’ai que de bons mots au sujet de mon expérience à Fribourg», a dit le numéro 58 du Tricolore, qui est revenu de la Suisse mardi soir.

Il conservera également un très bon souvenir des partisans à Fribourg.

«Ce sont des malades, ils sont vraiment intenses, a-t-il lancé avec un sourire en coin. Les partisans ressemblent beaucoup à ce qu’on peut voir au soccer en Europe. Ils chantent, ils dansent. Si tu perds, tu en entends aussi parler. Parfois, les partisans de l’équipe vont attendre près de l’autobus après une défaite sur la route.»

Une adaptation facile

En compagnie de Christian Dubé et de Simon Gamache, Desharnais n’a pas souvent subi la défaite lors de son passage en Suisse. Après 36 matchs, les Dragons se retrouvent au sommet de la ligue avec une fiche de 21-8-7.

À ses premiers pas avec sa formation d’adoption durant le lock-out, Desharnais a bien vécu avec la pression.

«C’était correct, a précisé le centre de 26 ans. On occupait le premier rang au classement, alors les partisans et les entraîneurs pouvaient être plus patients avec moi. C’était des histoires différentes pour Tyler Seguin ou Patrick Kane quand ils ont fait leur arrivée à Bienne. Ils étaient pratiquement les deux seuls à générer de l’attaque dans leur équipe.»

Au sein de son propre vestiaire, il ne sait jamais senti dans la peau d’un mercenaire.

«Dans mon équipe, tout le monde comprenait la situation, a-t-il soutenu. C’était juste important d’arriver là-bas avec une bonne attitude. Je ne pouvais pas me croire meilleur que les autres. Mes coéquipiers m’ont bien traité, tout comme la direction.»

En 15 rencontres, Desharnais a obtenu 15 points (5 buts, 10 aides).

La Coupe Spengler

En plus de joindre les rangs d’une bonne formation avec les Dragons de Fribourg-Gottéron, il a aussi participé à la Coupe Spengler durant le temps des Fêtes, à Davos.

«La Coupe Spengler, ce n’est pas la Coupe Stanley, mais ça reste une expérience incroyable, a dit le numéro 51 du Tricolore. J’ai vraiment adoré ça.»

L’équipe de Fribourg a vu son parcours prendre fin en demi-finales contre le Canada.

Le retour du logo

Pour une première fois depuis le 15 septembre, les joueurs du CH ont retrouvé leur chandail d’entraînement aux couleurs de l’équipe, leur vestiaire et la glace du Complexe sportif de Brossard.

En plus de Desharnais, 11 joueurs du Tricolore ont participé à l’entraînement. Parmi eux, on comptait Josh Gorges, Francis Bouillon, Brian Gionta, Travis Moen, Max Pacioretty, Brandon Prust, Colby Armstrong, Erik Cole et Rene Bourque. Ce dernier portait un nouveau chandail pour cette entrée en scène, troquant le numéro 27 pour le numéro 17.

Il y avait aussi trois intrus avec les présences de Kristopher Letang, des Penguins, de Roman Hamrlik, des Capitals et de Mathieu Darche, un joueur autonome.

Michel Therrien est venu saluer ses joueurs avant l’entraînement, mais il n’avait pas le droit de se retrouver au centre de la patinoire avec son sifflet. Le camp s’ouvrira officiellement dimanche.

Andrei Markov sera de retour à Montréal jeudi. Tomas Plekanec et Carey Price sont quant à eux en route vers la métropole.