Karl Ouimette

Photo : Karl Ouimette, le premier produit de l'Académie à avoir signé un contrat professionnel avec l'Impact. Crédit : Agence QMI

 

Impact

L'Académie prépare le futur de l'équipe

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Entre 450 et 500 jeunes de 12 à 15 ans ont été scrutés à la loupe par le groupe d'entraîneurs de l'Académie de l'Impact de Montréal, jeudi.

Du lot, seulement une vingtaine seront choisis par l'organisation.

 

Une sélection très restreinte

 

Les places étant limitées et réservées aux meilleurs joueurs, les jeunes participants, qui rêvent d'un jour accéder aux rangs professionnels avec l'Impact, ont tout donné sur le terrain.

 

«Je suis venu hier aussi, mais la fatigue commence à prendre le dessus, a déclaré l'un d'eux, Louis Maiorana, un milieu de terrain âgé de 15 ans. C'est pas mal difficile, mais il faut se forcer pour être ici.»

 

Ces trois jours de détection n'ont représenté que la première étape des trois du processus de sélection pour le programme de Sport-études de l'Académie.

 

«On a plusieurs critères, qui sont bien évidemment les qualités techniques, tactiques et également l'attitude, a expliqué Philippe Eullaffroy, le directeur de l'Académie. Le physique n'est pas du tout un critère, on n'en tient pas compte.»

 

«Les joueurs qui sortent du lot sont habituellement remarqués durant les deux ou trois premières minutes de jeu, a renchéri Simon Gatti, l'entraîneur-chef du groupe "Espoirs B". Ils ont le sens du jeu et ce sont ces joueurs qui sont intéressants pour nous.»

 

Une vision à long terme

 

Les entraîneurs doivent avoir une vision à long terme, parce qu'ils ne choisiront pas seulement les joueurs en fonction de leurs talents actuels. Ils doivent aussi évaluer leur potentiel, une tâche qui est loin d'être une science exacte! 

 

«Non seulement on doit voir la qualité actuelle, mais on doit surtout prévoir ce qu'elle sera dans quatre, cinq ou même dix ans, a affirmé Eullaffroy. Et ça, c'est très difficile...»

 

Le programme Sport-études mis sur pied il y a trois ans a déjà fait ses preuves.

 

«Ça va porter fruit, mais cela a déjà commencé avec Karl Ouimette en 2012», a indiqué Eulaffroy.

 

Ouimette n'est pas le seul : il y a bel et bien une relève québécoise de qualité.

 

«On a vu quelques joueurs qui ont été vraiment intéressants, a affirmé Gatti. Ils seront invités au deuxième tour de sélection, où le niveau sera déjà un peu plus haut.»

 

(D'après un reportage d'Elizabeth Rancourt)