Photo : Samuel Moisant (au sol) Crédit : Capture d'écran

 

UFC

Un intérêt grandissant

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Samuel Moisant a toujours aimé se battre, mais il a été séduit par une autre façon de le faire.

«Quand j'étais tout petit, je disais à mon père que je voulais être un boxeur, a-t-il indiqué à la chaîne TVA Sports. Quand j'ai vu mon premier combat d'arts martiaux mixtes, c'était Georges St-Pierre à Montréal contre Matt Serra et ça m'avait impressionné.»

Les arts martiaux mixtes deviennent de plus en plus populaires auprès du public. Ce sport a aussi gagné le cœur de Jonathan Meunier.

«On veut tous d'atteindre le UFC, a confié Meunier, mais c'est sûr que d'ici là, il y a des étapes à suivre. J'espère que ça va se passer comme je le souhaite.»

C'est la multitude de disciplines dans les arts martiaux mixtes qui attirent une nouvelle génération de combattants. Et n'allez surtout pas dire que c'est plus violent que la boxe.

«La boxe, c'est aussi violent, a souligné Moisant. Ils reçoivent plusieurs des coups à la tête.»

«C'est sûr que dans un combat de boxe, il peut y avoir 1000 coups portés au visage et 700 vont toucher la cible, a pour sa part expliqué Meunier. Tandis qu'en arts martiaux mixtes, il y a peu de chances qu'un combattant soit atteint par 700 coups à la tête.»

François Duguay, qui est entraîneur de boxe depuis une vingtaine d'années, ne sent pas son sport menacé pour autant.

«Oui ça gagne en popularité, mais ça n'enlève rien à la boxe», a-t-il déclaré.

Reste qu'il souhaiterait parfois que les boxeurs soient aussi humbles que les combattants en arts martiaux mixtes.

«En boxe, il y a beaucoup d'emphase sur les présentations, il y a des feux d'artifice, tandis que les combattants d'arts martiaux mixtes s'en vont au ring et s'en vont se battre», a ajouté Duguay.

Mais il ne deviendra pas entraîneur d'arts martiaux mixtes pour autant.

«Non je ne connais pas ça, a-t-il lancé en riant. Je connais juste la boxe.»

(D'après un reportage de Stéphane Turcot)