Stéphane Richer

Photo : Stéphane Richer Crédit : Agence QMI

 

Canadiens

«J'aurais aimé ça, vivre» - Stéphane Richer

Publié | Mis à jour

L'ancien attaquant du Canadien de Montréal Stéphane Richer s'est confié au chroniqueur de la chaîne TVA Sports, Réjean Tremblay, lors de l'émission éponyme de celui-ci diffusée dimanche soir. D'ailleurs, il a admis que son enfance atypique avait eu des répercussions négatives sur sa vie en général.

À VOIR : L'entrevue intégrale avec Stéphane Richer : 1re partie | 2e partie | 3e partie

L'homme de 46 ans a beau avoir connu deux saisons de 50 buts et plus avec la Sainte-Flanelle, il ne regrette aucunement ces années au cours desquelles il se retrouvait sous les feux de la rampe à un trop jeune âge à son goût. Ses nombreux succès sur la patinoire n'ont pu lui faire oublier ce qui lui manquait le plus à cette époque.

«Je n'ai pas eu une enfance normale. [...] Je n'avais pas de plaisir et j'essayais de trouver une bouée de sauvetage. Je ne savais pas quel était le problème, j'étais jeune», a mentionné celui qui est aujourd'hui marié et propriétaire d'un terrain de golf.

«Les gens me voyaient marquer un gros but en allant d'un bout à l'autre de la glace, mais quand je retournais au banc, après, j'avais tellement hâte de m'en aller chez nous [...] tant qu'à mourir par en dedans. Je n'étais pas bien dans ma peau.»

Le sacrilège

D'ailleurs, beaucoup de partisans de l'équipe montréalaise reprochaient à Richer, pendant son séjour à Montréal, d'avoir déclaré qu'il y avait davantage que le hockey dans la vie. Le natif de Ripon en Outaouais était aussi conscient de toute l'attention dirigée vers lui.

«C'était effrayant, j'avais 20 ou 21 ans et les gens scandaient mon nom au Forum. En un an et demi, j'ai tout gagné. À 19 ans, j'avais remporté la coupe Calder, une médaille d'or au Championnat mondial de hockey junior et la coupe Stanley, a-t-il ajouté. Dans une seule année, j'ai porté cinq uniformes différents et quelque part, tu sens bien qu'il te manque quelque chose.»

En revanche, il ne s'est pas nécessairement méfié des dangers à long terme qui pouvaient le menacer. «Plus jeune, j'étais timide, gêné et nerveux. Je parlais vite, a-t-il précisé, et je savais bien que ce mauvais mélange aurait pu le conduire au suicide. D'une certaine façon, Pat Burns [qui l'a dirigé dans les rangs midgets et juniors, ainsi qu'avec le Canadien] m'a sauvé la vie en me sortant de Ripon pour m'amener à Hull.»

Une erreur

Enfin, le principal intéressé a indiqué que son retour dans la métropole québécoise, survenu par le biais d'une transaction avec les Devils du New Jersey le 22 août 1996, avait été néfaste pour lui.

«J'étais bien au New Jersey, je sortais à ce moment-là avec une fille de Winnipeg qui habitait à New York. Je recommençais à vivre. Ca a été la pire chose de ma vie», a-t-il exprimé sans détour.


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