Eugenie Bouchard

Photo : Eugenie Bouchard Crédit : Agence QMI

Tennis

Un diamant brut

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Nathalie Tauziat, l'entraîneuse d'Eugenie Bouchard, est consciente d'avoir l'un des meilleurs jeunes talents du tennis féminin entre les mains.

«Je commence ma carrière d'entraîneuse, alors c'est sûr qu'on me donne un diamant et que j'ai la responsabilité de bien faire avec Eugenie», a déclaré l'ancienne joueuse d'origine française lors d'une entrevue accordée à la chaîne TVA Sports dans le cadre de la diffusion de la Coupe Davis.

«J'ai une expérience de joueuse de haut niveau, alors peut-être que ça peut apporter quelque chose. Je crois que c'est un plus par rapport à certains entraîneurs», a-t-elle poursuivi.

Le travail avant tout

Même si Bouchard est passée du 305e au 178e rang mondial après sa victoire au tournoi junior de Wimbledon, un bond de 127 places au classement, Tauziat souhaite inculquer de bonnes valeurs à sa protégée.

«Eugenie a beaucoup de talent, mais sans travail, le talent n'est pas grand-chose, a-t-elle précisé. Il y a encore beaucoup de chemin à faire. Il faut garder les pieds sur terre et il faut travailler, parce qu'une carrière de tennis, c'est long. Elle aura encore beaucoup de carrefours à traverser et elle devra toujours essayer de prendre le bon chemin, de ne pas perdre du temps.»

Comme quoi une victoire dans un tournoi majeur sur le circuit junior n'est pas une raison pour s'asseoir sur ses lauriers. Surtout que la principale intéressée ne souhaite pas s'arrêter là.

«Je voudrais gagner un "vrai" tournoi du Grand chelem, au niveau professionnel, a déclaré Bouchard. Je veux continuer à travailler et à améliorer mon classement, jouer dans beaucoup de tournois WTA. C'est mon plan pour le reste de l'année.»

Cependant, cette transition entre les compétitions juniors, où la jeune Montréalaise est capable d'être dominante, et les épreuves professionnelles n'est pas facile. La concurrence est beaucoup plus corsée.

«C'est très différent, a expliqué Bouchard. Chez les juniors, les filles sont moins fortes mentalement. Dans les rangs professionnels, chaque match est une bataille. Je dois donc jouer beaucoup de matchs à ce niveau pour m'assurer d'être capable de performer à chaque rencontre. Il faut toujours tout améliorer.»

Un grand potentiel

«Eugenie a d'énormes possibilités pour aller très loin, et pourquoi pas, un jour, gagner un gros tournoi WTA ou même un Grand chelem. Je pense qu'elle en a les capacités. Elle arrive sur le circuit, il faut lui laisser un peu de temps. Dans deux ans, je crois qu'on verra une Eugenie Bouchard, je le pense et je l'espère, dans les 50 meilleures joueuses au monde et qui pourra s'exprimer encore plus sur le terrain.

«Elle a rempli son contrat : nous avions dit qu'elle devait gagner un Grand chelem chez les juniors et elle en a gagné un, a dit Tauziat. Ensuite, elle a aussi réussi l'objectif de se retrouver dans les 100 à 150 premières places mondiales chez les professionnelles. En fait, elle l'a pratiquement atteint, je crois qu'il ne lui reste qu'une dizaine de places à gagner, ce n'est pas grand-chose et on a encore cinq tournois à jouer d'ici la fin de l'année.»